Les contrôles d’identité constituent une véritable phobie chez les sans-papiers algériens en France. À l’issue de ces contrôles, ils peuvent se retrouver sous le coup d’une OQTF, ce qui minimise considérablement leurs chances de régularisation.
Selon Me Sonia Cherfa, avocate au barreau de Paris, les sans-papiers algériens en France ont la possibilité d’éviter de se faire contrôler en adoptant une stratégie toute simple : changer de style vestimentaire de manière à se fondre dans la masse.
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« Changez vos habitudes vestimentaires ! »
« Pourquoi, quand il y a un contrôle d’identité, la police se dirige droit vers vous ? Pourquoi êtes-vous reconnaissables de loin ? Eh bien tout simplement parce que vous portez en France la même tenue que vous portez en Algérie ! », estime l’avocate.
Elle assure que la majorité des sans-papiers algériens en France se pavanent « en jean, basquettes, polo et jaquette ». Me Cherfa souligne que si l’on ajoute « un bonnet et une barbe », c’est qu’on cherche simplement à être contrôlé.
« Avec un bonnet et une barbe, même ceux qui ont la nationalité française se font contrôler », assure l’avocate, qui conseille les sans-papiers qui portent la barbe à la raser ou, du moins, à bien la tailler.
Pour ce qui est du bonnet, l’avocate, qui le considère comme « un symbole culturel », invite les sans-papiers à le supprimer catégoriquement de leurs habitudes vestimentaires et conseille de porter à sa place un béret, voire un chapeau melon. « Pourquoi vous portez un bonnet ? De la sorte, vous dites à la police de venir et de vous donner une OQTF ! ».
L’avocate invite les sans-papiers algériens à s’habiller en tenue classique ou, du moins, à sortir en tenue de travail. « Vous êtes mécaniciens, peintres, électriciens, agents de sécurité… sortez avec votre tenue de travail… En France, on respecte les gens qui travaillent ». « Votre tenue de travail va vous éviter bien des problèmes », conclut-elle.
