Pour les demandeurs algériens de visa Schengen pour l’Espagne, il faut payer une petite fortune rien que pour décrocher un simple rendez-vous de dépôt dossier.
C’est ce que révèle Mustapha Zebdi, le président de l’APOCE, une association algérienne de défense des consommateurs, ce jeudi 5 février.
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Zebdi dévoile que le prix d’un simple rendez-vous pour le dépôt d’un dossier de demande de visa pour l’Espagne coûte désormais « entre 500 et 1.000 € », ce qui correspond à 280.000 dinars algériens, soit plus de 10 fois le SMIG en Algérie.
Visa Espagne : Zebdi dénonce « la mafia des rendez-vous »
Le président de l’APOCE explique que ce montant est à payer auprès des intermédiaires, vu qu’il est quasiment « impossible » pour les demandeurs algériens de décrocher un rendez-vous via les canaux officiels.
« Aussitôt proposés (sur le site officiel de BLS International), les rendez-vous disparaissent pour réapparaître ensuite chez des intermédiaires qui les revendent à des sommes allant entre 500 et 1.000 € », fait savoir Zebdi, qualifiant ce phénomène de « mafia des rendez-vous ».
Il assure qu’il s’agit « d’opérations de vente et d’arnaque de grande ampleur avec des montant exorbitants allant jusqu’à 1.000 € le rendez-vous », et ce, au moment où BLS International a annoncé le renforcement de ses mesures anti-fraude en Algérie.
BLS International Algérie pointé du doigt
Le président de l’APOCE indique que « des grands soupçons » ciblent BLS International, et ce, à cause de son « laxisme » affiché envers ce phénomène. « Ceci soulève des interrogations quant à une complicité (de l’entreprise avec les intermédiaires) ou du moins sur une grave défaillance dans la protection des demandeurs contre les arnaques », a-t-il écrit.
Le président de l’APOCE rappelle que plusieurs commissions ont été dépêchées par l’Espagne pour enquêter contre ce phénomène, mais que la situation n’a pas changé vu que la démarche des autorités espagnoles est restée sans le moindre résultat.
« Les rendez-vous sont toujours sous la main mise de réseaux organisés qui monopolisent les réservations et en font un commerce juteux », indique Zebdi qui souligne que BLS International n’a pas trouvé mieux que de « lancer une campagne de sensibilisation contre l’escroquerie ».
