Un avion de la compagnie aérienne marocaine Royal Air Maroc a évité de justesse une catastrophe lors de son atterrissage mercredi 4 février à l’aéroport international Hamad de Doha, au Qatar.
L’équipage a dû annuler l’atterrissage à la dernière minute en raison de la présence d’un avion de Qatar Airways sur la piste, rapportent des médias marocains.
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Les pilotes ont constaté que la piste n’était pas dégagée
Le vol AT 216 reliant l’aéroport de Casablanca à celui de Doha, opéré par un Boeing 787 Dreamliner immatriculé CN-RAM, a amorcé son approche finale sur la piste 34L de l’aéroport de Doha vers un peu moins de 23 h (heure locale).
L’appareil de RAM était sur le point d’atterrir, à une altitude critique de seulement 50 pieds du tarmac, lorsque les pilotes constatent que la piste n’était pas dégagée. Un Airbus A320 de Qatar Airways, qui venait d’atterrir, se trouvait encore sur la piste.
Le commandant de bord de l’avion de la RAM a donc immédiatement décidé d’annuler son atterrissage, en effectuant la procédure de remise de gaz, afin d’éviter une collision au sol avec l’appareil de Qatar Airways.
L’avion marocain a repris de l’altitude avant d’effectuer une nouvelle approche et d’atterrir en toute sécurité, sans qu’aucun dégât ne soit enregistré, et ce, après avoir évité une véritable catastrophe de justesse.
L’avion a effectué une boucle avant d’amorcer une nouvelle approche
Selon les données consultées sur la plateforme de suivi de vols en temps réel Flight Aware, le Boeing 787 Dreamliner de Royal Air Maroc a effectué une boucle au-dessus de Doha après avoir annulé la première tentative d’atterrissage.
L’appareil, en provenance de l’aéroport de Casablanca, a directement amorcé une nouvelle approche, avant d’atterrir en toute sécurité.
À noter que la procédure de remise de gaz, appelée également approche interrompue, est une procédure de sécurité aérienne standard et courante, initiée par le commandant de bord ou la tour de contrôle, notamment lorsqu’un avion sur la piste n’a pas dégagé à temps.
Cette manœuvre, pouvant susciter des inquiétudes auprès des passagers, permet d’interrompre l’atterrissage, de reprendre de la vitesse et de l’altitude, et ainsi d’assurer la sécurité de l’appareil et de ses occupants.
