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À l’aéroport international d’Alger, les voyageurs sont soumis à plusieurs contrôles. Le député des Algériens de France, Abdelouahab Yagoubi, énumère pas moins d’une dizaine de points successifs de contrôle.

Dans une contribution publiée sur sa page Facebook, le parlementaire explique d’emblée que les normes de sûreté aérienne, définies par l’OACI, imposent des obligations précises en matière de contrôle, de prévention des actes illicites et de protection des passagers.

Selon lui, l’OACI et l’IATA adoptent une approche fondée sur le principe d’une sûreté basée sur l’analyse du risque et l’intelligence des systèmes, plutôt que sur la multiplication de contrôles physiques visibles.

En Algérie, « les contrôles touchent l’ensemble des passagers sans distinction »

Ainsi, la majorité des grands aéroports internationaux ont progressivement remplacé les fouilles manuelles systématiques par des technologies non intrusives, comme les scanners corporels, les portiques intelligents, l’imagerie avancée et le contrôle ciblé.

« La protection de la dignité des passagers est désormais considérée par l’OACI comme un élément indissociable de la sûreté », précise-t-il, soulignant que les « fouilles corporelles manuelles ne doivent intervenir qu’à titre exceptionnel, lorsqu’un signal précis le justifie ».

D’ailleurs, le député indique que selon des études conduites par l’OACI, les contrôles visibles et redondants n’améliorent pas significativement le niveau de sûreté et que les dispositifs fondés sur la technologie permettent d’identifier jusqu’à 90 % des menaces potentielles.

Dans le cas de l’aéroport international d’Alger, ces contrôles ne concernent pas une catégorie particulière de voyageurs, « mais touche l’ensemble des passagers sans distinction », souligne-t-il.

Voici les 10 points de contrôle à l’aéroport international d’Alger

Sur le terrain, le député observe en effet l’adoption d’une logique « de contrôles répétés et successifs, sans réelle différenciation ni adaptation effective au niveau de risque, en contradiction avec les approches modernes internationales ».

Comme exemple, il cite l’aéroport international d’Alger, dans lequel le passager doit franchir une dizaine de points de contrôles successifs avant d’atteindre l’avion.

Il s’agit, selon Yagoubi, du contrôle de sûreté initial à l’entrée de l’aéroport, du contrôle des documents après l’obtention de la carte d’embarquement, du point de contrôle des documents avant l’accès à la salle de la PAF, du guichet de visa et de tamponnage des documents et du point de contrôle des documents après le tamponnage.

Le parcours se poursuit par un contrôle de sûreté effectué par la police, un contrôle douanier, un point de contrôle de sûreté assuré par la police après le guichet d’embarquement, un point de contrôle de sûreté supplémentaire assuré par la police dans le couloir d’embarquement et un contrôle de sûreté additionnel à la porte d’accès à l’avion.

« Une augmentation significative des temps d’attente »

Pour le parlementaire, plusieurs de ces contrôles sont de nature similaire (contrôle des documents et contrôles de sûreté), précisant que des études internationales confirment que « la multiplication des contrôles n’améliore pas le niveau de sûreté et peut, au contraire, en affaiblir l’efficacité ».

« Cette répétition entraîne un allongement du parcours, institutionnalise la redondance et génère une charge organisationnelle injustifiée, sans valeur ajoutée sécuritaire clairement identifiable », et ce, en contradiction avec les standards internationaux définis par l’OACI et l’IATA.

Il estime que ce mode opératoire se traduit par une augmentation significative des temps d’attente, une fatigue accrue des agents, une hausse des risques d’erreur humaine, ainsi qu’une dégradation de l’expérience des passagers et de l’image des aéroports.

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