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Arrivée en Algérie sans idées préconçues, Nina Stredel, cheffe de mission et représentante de l’Ambassade de la République Tchèque, révèle une découverte progressive du pays et de sa diversité.

Au micro du média Al Arabiya, elle livre un témoignage personnel sur un pays dont elle ignorait tout.

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L’Algérie vue par une diplomate étrangère

Lorsqu’elle pose le pied en Algérie pour la première fois il y a plus de trois ans, Nina Stredel découvre un pays qu’elle ne connaît pas.

« Je suis arrivée en Algérie il y a plus de trois ans, et c’était la toute première fois pour moi. Je ne connaissais rien de l’Algérie, ce qui est très bizarre, parce que c’est un pays assez près de l’Europe », révèle-t-elle à Al Arabiya.

Dès sa première année, la diplomate venue de Tchéquie multiplie les déplacements à travers le pays : « Ce n’est qu’à l’arrivée que j’ai commencé à découvrir. On a voyagé pas mal de fois cette première année, on a découvert l’énorme diversité qu’il y a en Algérie ».

Elle sera notamment bluffée par les paysages du Djurdjura, en particulier les montagnes enneigées de Tikjda, qu’elle décrit comme son « lieu préféré ». À ses yeux, l’Algérie se révèle plurielle et surprenante.

Outre les paysages, c’est la société qui retient son attention. Nina Stredel prend le temps d’observer les dynamiques familiales, les traditions et les modes de vie.

« J’ai pris plusieurs mois pour découvrir et connaître la société algérienne et comment ça se passe dans les familles, quelle est la dynamique et la culture de la nation… », dit-elle.

L’engagement pour la femme algérienne

Cette immersion s’étend à la vie quotidienne, jusqu’aux célébrations de l’Aïd el-Adha, auxquelles ses enfants participent avec des familles algériennes ; ou encore l’apprentissage de quelques mots de darija, dialecte algérien, comme « bezzaf » et « labas ».

Un autre thème s’impose comme central dans sa mission : la place des femmes. Elle explique : « On s’est rendu compte que le sujet des femmes est très intéressant ici. On a cette vision que c’est une société musulmane, on se demande quelle y est la place de la femme ».

La diplomate, animée par l’envie de dépasser les clichés, s’intéresse notamment aux femmes leaders et engagées. Cela aboutit à l’organisation de la première « Table ronde », dédiée au leadership féminin.

« La femme algérienne, celle qui se bat chaque jour pour elle, ses droits, sa place dans la société et dans son entreprise… C’est la même femme qu’on a chez nous, en Europe », constate-t-elle.

Ce constat, selon elle, vient renforcer la relation historique entre les deux pays : « Notre mission a toujours été de construire des ponts entre nos deux cultures ».

Aussi, elle rappelle le soutien de la Tchécoslovaquie à l’Algérie durant la lutte pour l’indépendance et les premières années du pays. Une relation ancienne qui est nourrie aujourd’hui par l’échange et l’engagement féminin.

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