Alors que la France, à l’instar de la majorité des pays européens, continue de durcir sa politique migratoire, l’Espagne a décidé de régulariser plus de 500.000 travailleurs étrangers. Ces derniers recevront un titre de séjour pour vivre légalement dans le pays.
Cette annonce, destinée exclusivement aux sans-papiers déjà présents en Espagne, n’a pas manqué de mettre l’eau à la bouche des étrangers présents de manière irrégulière en France.
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Dans les files d’attente formées devant les consulats d’Algérie en Espagne au lendemain de l’annonce des autorités espagnoles, le bruit court comme quoi beaucoup d’Algériens de France ont passé la frontière pour tenter leur chance en Espagne.
C’est ce que confirme le magazine Equinox, citant comme source un porte-parole du syndicat de policiers SUP en Espagne, qui assure que des sans-papiers algériens ont quitté la France pour essayer d’obtenir un titre de séjour en Espagne.
« Ils sont prêts à tout faire pour une régularisation »
Le responsable précise que plusieurs sans-papiers algériens ont notamment été observés du coté de Saragosse, au nord-est de l’Espagne, à 300 km seulement de la frontière française. Le porte-parole du syndicat précise tout de même « qu’on ne peut pas encore parler d’un véritable phénomène », rapporte la même source.
Mais la question qui se pose, c’est comment ces sans-papiers de France comptent-ils décrocher une régularisation en Espagne sachant que parmi les conditions de la régularisation, figure une preuve d’une présence d’au moins 5 mois au 31 décembre 2025 sur le sol espagnol.
Selon le même intervenant, ces sans-papiers (algériens mais aussi d’autres nationalités) « sont prêts à tout faire pour obtenir leur régularisation ». Leur plan va-t-il marcher ? « On ne sait pas si ça va fonctionner, mais on peut s’attendre à tout », a-t-il ajouté.
La mesure critiquée par l’UE
Selon la droite conservatrice du Partido Popular et l’extrême-droite de Vox, la décision de régulariser autant de travailleurs sans-papiers en Espagne va mener à « un appel d’air », qui va attirer davantage de sans-papiers venus des autres pays européens.
L’Union européenne (UE) quant à elle redoute que les sans-papiers régularisés par l’Espagne profitent de leur statut régulier pour aller voyager librement à travers le territoire Schengen et s’installer (de manière irrégulière) dans d’autres pays européens.
Les autorités espagnoles assurent de leur côté que l’opération de régularisation des sans-papiers sera « parfaitement encadrée », rappelant que les étrangers ne vont bénéficier que d’un permis de résidence d’un an dans un premier temps.
