Autrefois terre d’accueil pour les étrangers, le Canada se distingue aujourd’hui par une politique migratoire des plus dures, que ce soit au niveau fédéral ou régional.
Au Québec, où de nombreux immigrés maghrébins se sont installés depuis le début des années 2000, décrocher la résidence permanente est devenu un véritable pari risqué.
Le cas Kenza Ait El Ghari résume l’inflexible dureté avec laquelle l’administration gère les demandes de résidence permanente dans cette région canadienne.
Cette ressortissante marocaine, installée au Québec depuis six ans avec son mari, a été expulsée pour avoir simplement omis d’inclure un document à son dossier.
Lors du dépôt de sa demande de résidence permanente, elle a oublié de joindre la copie originale de son certificat de mariage, écrit en arabe, incluant seulement une copie traduite et notariée, rapporte le média marocain Bladi.
Au Canada depuis 6 ans
Il n’en fallait pas plus pour l’administration pour refuser sa demande et l’inviter à quitter le territoire canadien malgré un parcours d’intégration exemplaire qui fait qu’elle travaille comme responsable de la programmation événementielle à la Chambre de commerce et d’industrie de la Haute-Yamaska (CCIHY).
Elle aurait pris un avion vers Marrakech ce jeudi 12 février 2026, indique le média canadien La Tribune, qui fait savoir que la ressortissante marocaine avait promis de « revenir la tête haute ».
L’expulsion de Kenza Ait El Ghari a jeté l’émoi au sein de son entourage au Québec, mais aussi chez certains responsables de cette région canadienne à l’instar de Jean-François Arsenault, président de la CCIHY et de la mairesse de Granby, Julie Bourdon.
Les deux responsables regrettent le départ d’une « employée compétente et enracinée » et dénoncent le manque « de jugement et d’humanité » des services de l’immigration québécois qui ont décidé d’expulser cette Marocaine pour une simple « erreur technique ».
Il est à noter que le mari de cette jeune marocaine âgée de 27 ans est au chômage suite à la faillite de son employeur, ce qui a également joué contre elle lors du traitement de son dossier de demande de résidence permanente au Québec.
