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Un passager a été arrêté à l’aéroport international d’Alger pour tentative de transfert d’une somme en devise vers l’étranger sans déclaration. Il a été traduit devant la justice et condamné à une amende.

L’importation et l’exportation des devises par les voyageurs, à l’entrée ou à la sortie du territoire national, sont régies par une réglementation stricte.

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À la sortie du territoire national, les voyageurs résidents et non-résidents sont autorisés à exporter, par voyage, un montant maximum équivalent à 7.500 euros, prélevé d’un compte devises ouvert en Algérie.

Un passager arrêté à l’aéroport d’Alger en possession de 2.500 euros

Pour prouver la provenance de ce montant, la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger exige la présentation d’un avis de débit bancaire de la somme déclarée auprès des douanes algériennes.

Ainsi, même si la somme transportée dépasse de très peu 1.000 euros, soit le seuil autorisé sans obligation de déclaration, le voyageur doit impérativement prouver la provenance de son argent, par le biais d’un avis de débit bancaire.

La douane et la police de l’air et des frontières (PAF) semblent appliquer la mesure avec beaucoup de sévérité.

À l’aéroport international d’Alger, un étudiant algérien a été récemment intercepté en possession d’une somme de 2.500 euros, alors qu’il était sur le point d’embarquer sur un vol à destination de l’aéroport de Dubaï, aux Émirats arabes unis.

Le voyageur, non seulement il n’a pas déclaré la somme qu’il transportait, mais il ne disposait pas également de la preuve de retrait de cette somme d’un compte en devise ouvert en Algérie, rapporte le journal Ennahar ce lundi 2 mars.

Le voyageur échappe de justesse à une peine d’un an de prison ferme

Présenté devant le tribunal de Dar El Beïda à Alger en comparution immédiate, le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés, soulignant qu’à son arrivée à l’aéroport, il avait l’intention de déclarer la somme qu’il transportait.

Mais il affirme avoir oublié de le faire après avoir égaré son sac et qu’une fois ses affaires retrouvées, il aurait oublié la procédure à suivre.

Au vu des éléments présentés, le procureur de la République près le tribunal de Dar El Beïda a requis une amende équivalant au double du montant objet de l’infraction, assortie d’une peine d’un an de prison ferme.

À l’issue de l’audience, le juge a prononcé une amende de 50.000 dinars à l’encontre du voyageur, ainsi que la confiscation de la totalité de la somme saisie. La peine d’un an de prison ferme n’a finalement pas été retenue dans le jugement final.

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