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En plein mois de Ramadan, période particulièrement prisée pour accomplir la Omra, l’Organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement (APOCE) tire la sonnette d’alarme.

Dans une publication, diffusé dimanche 1er mars, elle met en garde les pèlerins algériens contre les pratiques trompeuses de certaines agences, notamment concernant l’hébergement en hôtel à proximité du Haram, à La Mecque.

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Hôtels pour Omra : quand les agences vendent du rêve aux pèlerins

Dans une publication largement relayée sur le réseau social, l’association dénonce le décalage entre les promesses et la réalité sur place.

« Quand l’annonce promet un hôtel à 10 mètres du Haram, avec de belles promesses et du rêve pour attirer… Mais la réalité est tout autre », révèle le post, avant de pointer un point précis :

« Il est vrai que l’hôtel Prestige Al-Mashaer est correct et qu’il est proche comparé à d’autres hôtels, mais il n’est pas comme il a été présenté dans les photos et les vidéos promotionnelles, et il n’est pas à 10 mètres du Haram. C’est là qu’il y a tromperie et manipulation ».

L’APOCE insiste : les pèlerins doivent exiger des engagements écrits clairs. « Les pèlerins pour la Omra ne doivent pas faire confiance aux paroles, ils doivent exiger des contrats contenant tous les détails du service ! ».

L’enjeu est d’autant plus sensible que, rappelle l’organisation, « le pire, ce sont ceux qui envoient leurs parents, parfois malades ou âgés, en payant des prix exorbitants, puis ils découvrent une toute autre réalité ».

Dans les commentaires, nombreux sont les internautes à abonder dans le même sens. L’un d’eux témoigne : « La plupart des agences de la Omra mentent, il n’y a aucune crédibilité, surtout quand ils les font quitter l’hôtel à 12h alors que le départ est pour le lendemain à 6h du matin ».

« Ces contrats devraient être contrôlés par le ministère »

D’autres évoquent des changements d’hôtels de dernière minute : « Certaines agences s’entendent avec vous sur un hôtel à un prix très élevé, puis elles vous emmènent ailleurs, bien plus loin, sous prétexte qu’il n’y a plus de places, et elles ne vous dédommagent pas ».

Les intervenants pointent également le manque de précision contractuelle, rappelant qu’il n’y a pas de mécanisme clair de recours en cas de non-respect des prestations.

Une internaute écrit : « Ces contrats devraient être contrôlés par le ministère, parce que leur formulation n’a aucun sens. Ce sont des contrats qui ne garantissent aucun dédommagement ni aucun droit ».

Au cœur des griefs figure aussi la question de la distance séparant les hôtels du Haram. Quand les publicités promettent quelques minutes ou dizaines de mètres, « il faut ajouter les 300 mètres correspondant aux esplanades extérieures du Haram, en plus de la distance du trajet emprunté pour y accéder », note un commentateur.

Comme il le rappelle, l’hôtel Prestige Al-Mashaer, l’un des plus proches du Haram, « se trouve à environ 500 mètres », bien loin de ce que promettent certaines annonces commerciales.

Autant de promesses trompeuses qui interrogent sur l’encadrement des agences de la Omra. L’APOCE appelle les futurs pèlerins à faire preuve de vigilance. Il s’agit avant tout d’un contrat de consommation, le service est facturé suffisamment cher pour que les promesses soient respectées.

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