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Depuis l’annonce de l’augmentation du montant de l’allocation touristique, qui est passé en juillet 2025 de la contre-valeur en devises de 15.000 dinars algériens (environ 100 euros) à 750 €, des dizaines de milliers d’affaires liées à la fraude ont éclaté.

Certains individus ont voulu profiter de l’avantage qu’offre le taux de change officiel, dans le cadre de l’allocation touristique, alors qu’ils n’avaient aucune intention de voyager à l’étranger. D’autres, dont des agences de voyages, sont allés jusqu’à constituer des réseaux organisés pour s’emparer du droit d’autres personnes à cette allocation.

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À la fin de l’année écoulée, le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, a révélé que plus de 100.000 cas de fraude à l’allocation touristique ont été enregistrés en seulement un mois et demi. Face à une fraude d’une aussi grande ampleur, la justice se devait de frapper fort.

Dans le cadre des affaires de fraude à l’allocation touristique, la justice algérienne fait désormais la distinction entre plusieurs catégories de mis en cause, indique un article d’El Khabar qui cite des « sources bien informées ».

Ainsi, les condamnations peuvent s’avérer sérieusement sévères pour certains et relativement clémentes pour d’autres. Selon l’article du journal El Khabar, on peut distinguer trois catégories principales de fraudeurs.

Allocation touristique : trois catégories de fraudeurs à distinguer

Les premiers sont ceux qui bénéficient de l’allocation touristique puis quittent le territoire national de manière légale et reviennent de manière illégale. Cette catégorie de mis en cause ont eu droit à des « peines sévères » allant jusqu’à 5 ans de prison ferme.

La deuxième catégorie concerne les voyageurs qui ont bénéficié de l’allocation touristique, qui ont quitté le territoire national de manière légale et qui sont revenus de manière légale, mais avant la fin du délai des 7 jours à l’étranger imposé par la Banque d’Algérie. Cette catégorie de voyageurs bénéficie d’un « allégement » et peut donc avoir droit à une peine de prison avec sursis, indique la même source.

Il y a enfin une catégorie de mis en cause dont les dossiers ont été réclamés par le Pôle pénal économique et financier de Sidi Mhamed. Il s’agit d’une vingtaine d’individus, dévoile El Khabar, précisant qu’ils se trouvent actuellement en détention provisoire.

Il s’agirait là des individus accusés d’avoir exploité certains citoyens chômeurs en prenant en charge leurs frais de transport et de séjour en Tunisie pour enfin s’emparer de leur allocation touristique, ce qui leur fait gagner jusqu’à 50.000 de dinars algériens par personne.

Il est à rappeler que la Banque d’Algérie donne un délai de remboursement de 5 jours pour toute personne ayant bénéficié de l’allocation touristique et n’ayant pas respecté la durée de séjour minimale à l’étranger.

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