Les nouvelles perturbations à Dubaï ont rappelé à certains expatriés que la destination luxueuse n’est pas à l’abri des tensions géopolitiques.
Parmi eux, le rappeur franco-algérien Anas Benturquia et l’influenceuse française Fidji Ruiz ont confié avoir vécu un moment de forte inquiétude pour leur famille.
Le couple, installé depuis plusieurs années aux Émirats arabes unis, réfléchit désormais à réorganiser sa vie, avec la possibilité de passer une partie de l’année en Algérie.
Une nouvelle vie « 50 % en Algérie, 50 % à Dubaï »
Les consignes de sécurité aux habitants se multiplient à Dubaï depuis le week-end, tandis que les réseaux sociaux fourmillent de vidéos d’influenceurs installés dans l’émirat qui envisagent de se faire rapatrier.
Anas Benturquia et Fidji Ruiz évoquent aussi l’éventualité de quitter partiellement les EAU, non pas pour s’installer en France mais en Algérie, pays d’origine du célèbre rappeur.
D’après le magazine Closer, le couple a été profondément marqué par les événements, alors qu’il s’était longtemps senti à l’abri des tensions régionales.
Ils expliquent sur leurs réseaux sociaux qu’ils s’interrogent sur leur mode de vie. L’idée viendrait de l’influenceur, né en France de parents algériens, et qui reste attaché à ses racines.
Face caméra, Anas évoque un quotidien partagé entre deux pays, « 50 % en Algérie, 50 % à Dubaï ». Le projet consiste à conserver leur logement à Dubaï et passer plusieurs mois par an en Algérie.
Sa compagne, toutefois, insiste sur le fait qu’aucune décision définitive n’a été prise. L’influenceuse française confie s’être habituée à son mode de vie dubaïote, et ne cache pas son appréhension de ne pas trouver le même faste en Algérie.
Un retour controversé en Algérie
Fidji Ruiz rappelle à ses followers qu’elle a construit l’essentiel de sa vie sociale et professionnelle à Dubaï, et que s’installer en Algérie implique de repartir à zéro.
Elle va même jusqu’à interpeller directement son compagnon en ligne : « Est-ce que toi, mon mari, tu vas me laisser faire ma vie comme je fais ici ? ». Lequel compagnon donne une réponse qui fait tout aussi débat : « Tu ne pourras pas forcément faire ta vie comme tu le fais ici ».
Si l’influenceuse s’inquiète autant, c’est par crainte de perdre ses habitudes de consommation, allant jusqu’à demander à ses abonnés s’il y a des centres commerciaux et des enseignes comme Zara en Algérie.
Une prise de parole qui a rapidement été jugée superficielle par les internautes, lesquels ont exprimé leur agacement face à des inquiétudes aussi « justifiées ».
L’un des commentaires retenus par Closer affirme : « L’Algérie appartient au digne et aux amoureux de ses terres et de son histoire, pas aux opportunistes ».
Un autre intervenant s’emporte : « Mais ils veulent quoi ces deux-là ? Qu’ils aillent où ils veulent mais pas en Algérie, vraiment pas besoin d’eux ».
Une vague de réactions qui s’inscrit dans un contexte plus large de critiques envers certains influenceurs français et leur exil fiscal à Dubaï.
