Pour les voyageurs algériens bloqués à Dubaï, rentrer en Algérie dans le contexte actuel s’annonce très difficile. Avec un transport aérien classique fortement réduit, les autres solutions de voyages coûtent désormais extrêmement cher.
Au cinquième jour de guerre au Moyen-Orient, de plus en plus de voyageurs et de ressortissants étrangers cherchent à quitter la région.
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Cinq jours après le début de la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, qui touche les pays du Golfe, le trafic aérien est fortement affecté dans de nombreux pays de la région, notamment les Émirats arabes unis et le Qatar.
Selon les estimations du site spécialisé dans le suivi en temps réel des vols FlightRadar24 et de la société d’analyse de données aéronautiques Cirium, 4.000 vols sont annulés chaque jour en moyenne.
Les prix pour les trajets par route depuis Dubaï s’envolent
De nombreux voyageurs sont encore coincés dans les pays dont les aéroports ou les espaces aériens ont été fermés. Selon l’agence Nakhal, les conditions d’éligibilité au rapatriement peuvent être très strictes selon les pays et les compagnies aériennes, citant l’exemple de Emirates et de Dubaï.
Dubaï n’est en effet pas épargné par les frappes de drones et de missiles. Et depuis quelques jours, un nombre croissant d’expatriés fait ses valises, dont des influenceurs, des financiers, des familles …
Alors que la plupart des vols commerciaux au départ de l’aéroport de Dubaï et d’autres aéroports des Émirats, dont ceux d’Air Algérie, sont annulés, les prix de sortie se sont envolés, rapporte le magazine Paris Match, ce mercredi 4 mars.
« Nous avons vu des trajets à partir de 5.000 dollars »
En l’absence de vols depuis ce pays, de nombreux voyageurs partent par route vers Mascate (Oman) et Riyad (Arabie Saoudite) pour prendre l’avion vers leurs pays respectifs. Mais face à cette affluence soudaine, les prix des trajets se sont littéralement envolés.
À titre d’exemple, un trajet en taxi ou minibus privé vers Oman se négocie actuellement à plusieurs milliers de dollars, alors qu’il ne coûtait que quelques centaines de dollars avant la crise.
« Nous avons vu des trajets à partir de 5.000 dollars », indique un responsable d’un groupe d’assurance spécialisé dans l’assistance aux entreprises. Selon des témoignages sur les réseaux sociaux, certains voyageurs algériens optent aussi pour cette solution.
Pour les voyageurs et ressortissants algériens bloqués à Dubaï, la situation s’annonce donc très complexe pour rentrer en Algérie, notamment en l’absence des vols réguliers ou de rapatriement.
D’ailleurs, selon une information rapportée ce mercredi 4 mars par le journal El Khabar, les autorités émiraties auraient refusé d’autoriser des voyageurs à embarquer à bord d’un vol de rapatriement de la compagnie nationale Algérie.
