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Né en France, Mohamed, désormais quinquagénaire, décide de rentrer en Algérie dans les années 1990. À son retour en France, il apprend qu’il risque 12 ans de prison pour une affaire datant de plus de 30 ans.

C’est une affaire complexe dont les fait remontent au mois d’aout 1993, quand une station essence en Ardèche a été braquée par un homme masqué avec un bas de collant de femme à qui le pompiste a dû livrer plus de 2.000 francs français, rapporte le média Actu Istres, ce lundi 9 mars.

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Six mois plus tard, le pompiste croit reconnaître son agresseur grâce à des portraits robots qui lui ont été présentés par la police. Il désigne la photo de Mohamed, qui était déjà parti en Algérie en novembre 1993, soit trois mois après le braquage, selon la même source.

La drôle histoire de Mohamed, jugé en 2026 pour un braquage de 1993

Né d’un père algérien, Mohamed a fondé une famille en Algérie. En France cependant, il a fait l’objet d’un mandat d’arrêt par suite d’une condamnation à 12 ans de prison par contumace pour l’affaire du braquage.

Ce n’est qu’en 2016 que cette affaire remonte à la surface pour la première fois. Mohamed est contrôlé par la police algérienne qui découvre son mandat d’arrêt. Cependant, la France ne demande pas son extradition.

Mohamed reste en détention provisoire en Algérie pendant 18 mois, dévoile son avocat, sans qu’une demande d’extradition soit formulée par le parquet ardéchois. « Pendant quasiment 18 mois, le parquet a refusé de l’extrader, considérant qu’il était de nationalité algérienne, alors qu’il est Français », précise Me Guillaume Fort.

En 2021, Mohamed décide de revenir en France avec sa famille et choisit de s’installer en Alpes de Haute, ou sont établis ses proches. Contrôlé cette fois-ci par la gendarmerie française, il voit son mandat d’arrêt réactivé. Il a été directement conduit devant un juge à Privas.

Son avocat explique que « dans le cadre d’une condamnation par contumace, la règle c’est qu’on doit être rejugé ». Le mis en cause vit actuellement sous bracelet électronique et attend son procès qui aura lieu ce lundi et demain mardi. Il assure qu’il n’a pas participé au braquage pour lequel il est accusé.

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