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En plus de la rareté des rendez-vous et des refus injustifiés, les demandeurs de visas Schengen se plaignent aussi des frais financiers engagés inutilement en cas de refus. En Tunisie, un député lance une initiative législative visant à mettre fin à cette situation.

Marouane Ziane, député au Conseil national des régions et des districts a annoncé le lancement d’une initiative législative visant à faire restituer 50 % des frais de services payés par les demandeurs tunisiens de visas Schengen, lorsque ceux-ci sont refusés.

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Un député tunisien propose un remboursement de 50 % des frais de visas rejetés

Cette initiative intervient, selon le site d’information Webdo, dans un contexte marqué par les plaintes des demandeurs concernant les coûts élevés liés aux demandes de visas vers l’Europe, notamment auprès des prestataires chargés de la collecte des dossiers de demande.

Lorsqu’ils sollicitent des visas pour l’étranger, notamment vers l’espace Schengen, les demandeurs tunisiens, à l’instar des candidats d’autres pays, sont en effet appelés s’acquitter de frais de service qui s’avèrent être importants.

Et en cas de refus de la demande par les services consulaires des pays européens, ces frais ne sont pas remboursés. Une situation perçue comme une double peine pour ces demandeurs qui, non seulement sont privés du fameux sésame, mais perdent aussi d’importantes sommes.

Dans le cadre de cette initiative législative, le parlementaire parle d’un taux de refus des visas de voyage pour les Tunisiens, en particulier vers l’espace Schengen, dépassant les 20 % par an.

Distinguer clairement les frais consulaires des frais des prestataires

Et c’est ainsi qu’il propose de mettre en place une loi visant en principe à instaurer un système jugé plus équitable et transparent dans la gestion des demandes de visa, à travers notamment le remboursement de 50 % des frais de service facturés par les sociétés intermédiaires lorsque la demande est refusée.

Et ce n’est pas tout. La proposition de loi prévoit aussi de renforcer la transparence des frais imposés aux demandeurs, en distinguant clairement les frais consulaires des frais de service perçus par les prestataires de services.

De même, l’auteur de la proposition suggère aussi, dans le cadre de son initiative, de mettre en place des mécanismes d’encadrement et de contrôle des activités des prestataires chargés de la collecte des demandes de visa opérant en Tunisie.