Les députés de la diaspora algérienne à l’étranger, en France notamment, continuent de dénoncer les prix élevés des billets d’avion et de bateau vers l’Algérie, particulièrement durant les périodes de pic et de forte demande sur les voyages.
En cette période de l’Aïd el-Fitr marquant la fin du mois sacré de ramadan, les tarifs des voyages vers l’Algérie sont exorbitants. Ils sont inaccessibles pour de nombreuses familles de la communauté algérienne à l’étranger, notamment en France.
« La communauté est sous la pression des prix excessifs des billets »
Outre les grandes occasions religieuses, la saison estivale et les périodes des vacances scolaires connaissent aussi des hausses exagérées des prix des billets d’avion et de ferries vers l’Algérie. Une situation qui ne cesse d’être dénoncée par les députés de la diaspora.
Ce mardi 17 mars, le député des Algériens de France, Abdelouahab Yagoubi, a poussé un gros coup de gueule à ce propos. Une situation qui n’a pas évolué, malgré les multiples « questions parlementaires et interpellations directes du gouvernement », précise-t-il.
Selon l’élu, « la communauté (algérienne à l’étranger) est sous la pression des prix excessifs des billets », malgré toutes les actions menées par ses soins et les propositions argumentées qu’il n’arrête pas de présenter depuis 2021.
« La situation reste inacceptable », résume le parlementaire. Concernant les prix des voyages, Abdelouahab Yagoubi dénonce « des prix excessifs et injustifiés des billets durant les vacances scolaires, privant ainsi nos enfants de visiter leur pays ».
« Jusqu’à quand cette situation va-t-elle durer ? »
Outre les prix des billets, il pointe aussi un « service client dégradé », ainsi que de « mauvaises applications de réservation ». Ici, le député parle particulièrement des compagnies nationales de transport de voyageurs.
Dans d’autres lacunes, il énumère : « des conditions d’accueil indignes, des procédures de remboursement/modifications longues, l’absence de prise en charge, les retards répétés et le manque de transparence ».
Abdelouahab Yagoubi a ensuite énuméré toutes les initiatives et propositions qu’il avait formulées, en tant que député de la diaspora, depuis juillet 2021 jusqu’au mois de juin 2025. Mais « aucune régulation sérieuse n’a été mise en place », déplore-t-il.
Appelant « solennellement le gouvernement à apporter des réponses claires, officielles et responsables », le parlementaire s’est enfin demandé : « Jusqu’à quand cette situation va-t-elle durer ? »
