Une Algérienne installée en France a poussé un coup de gueule adressé aux membres de la diaspora qui partent en voyage en Algérie.
Dans une vidéo publiée sur TikTok, elle appelle à plus d’adaptation et d’humilité. Un message direct à ceux qui « se mettent à critiquer tout et n’importe quoi » dès qu’ils posent le pied dans leur pays d’origine.
« Faites un effort, essayez de vous adapter »
La TikTokeuse Kenza commence par viser un comportement qu’elle juge assez récurrent : les binationaux de passage qui critiquent systématiquement l’Algérie.
« J’ai un message à passer aux gens qui vivent à l’étranger, qui viennent en vacances en Algérie et qui se mettent à critiquer tout et n’importe quoi. Faites un effort, essayez de vous adapter », déclare-t-elle en début de clip.
@mrskenza.21
Selon elle, le décalage culturel entre les locaux et ceux venus d’ailleurs ne justifie pas d’imposer de nouvelles habitudes. Elle compare d’ailleurs la situation à ces mêmes membres de la diaspora qui voyagent dans d’autres pays et qui s’adaptent aisément.
« Quand vous voyagez à l’étranger, vous vous adaptez. Alors pourquoi, quand vous revenez dans votre pays d’origine, vous vous mettez à tout critiquer ? », s’étonne Kenza.
Un appel à la bienveillance
Elle va même jusqu’à citer des situations du quotidien pour étayer son propos. Elle raconte par exemple l’histoire d’une laverie où un client, un Algérien de l’étranger, s’emporte contre une personne qui propose de l’aider : « Tu crois que je ne sais pas utiliser une laverie ? ».
Une réaction qu’elle juge déplacée. Elle appelle plutôt à être indulgent : « Ne soyez pas hautains. Ce n’est pas eux qui doivent changer, eux ils sont là depuis toujours ».
Pour elle, les différences d’une société à l’autre ne doivent pas être perçues comme des défauts. « On a un rythme de vie rapide, on veut tout tout de suite, c’est la mentalité de l’Occident. Ici, les gens prennent le temps de vivre », justifie-t-elle.
Kenza appelle aussi la diaspora algérienne à accepter que tout ne fonctionne pas « comme on voudrait», et rappelle que « ça avance doucement, mais ça avance ».
