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Les aéroports et les ports européens, notamment en France, ne sont visiblement pas prêts pour le traitement 100 % biométrique des passagers des pays tiers. La mise en service définitive du Système d’Entrée/Sortie Schengen (EES), qui va acter la fin des tampons sur les passeports, est de nouveau reportée.

Ce nouveau système de traitement numérique des voyageurs a été lancé en octobre 2025, avec un seuil d’enrôlement à 10 % seulement, passé à 35 % le 9 janvier.

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Plusieurs semaines après le lancement de l’EES, il s’avère que les ports et les aéroports des États membres de l’espace Schengen, dont ceux situés en France, ne sont pas du tout prêts pour un traitement biométrique à 100 %, explique le journal français Les Echos, ce mardi 3 février.

Commission européenne compte repousser la généralisation de l’EES à septembre

Selon la plateforme Visa HQ, les aéroports français comme Paris-CDG et Orly ont rapidement constaté que les scanners d’empreintes digitales, les caméras et les logiciels réseau ne pouvaient pas suivre le rythme.

Après le lancement partiel du Système d’Entrée/Sortie, les temps de traitement aux points de contrôle actifs ont augmenté jusqu’à 70 %, avec des délais attentes pouvant atteindre trois heures aux heures de pointe, selon Airport Council International (ACI) Europe.

Alors que le déploiement définitif du système dans l’ensemble des points d’entrée de l’espace Schengen était prévu pour le 10 avril, la Commission européenne compte repousser l’échéance à la fin de la saison estivale.

Concrètement, la plupart des voyageurs de pays non-membres de l’Union européenne en visite de courte durée dans l’espace Schengen, estimés au nombre de 350 millions chaque année, seront traités via l’ancien système, et ce, jusqu’au mois de septembre prochain.

En France, la période transitoire délicate va se prolonger

« En prolongeant la flexibilité durant l’été, nous offrons aux États membres une marge pour éviter un chaos dans les déplacements », a déclaré le porte-parole de la Commission, Markus Lammert, cité par Euronews le 2 février.

En raison des problèmes techniques déjà soulevés et des risques d’embouteillage dans les aéroports et ports, plusieurs pays de l’espace Schengen, dont la France, devront donc repousser la mise en place définitive de l’EES au mois de septembre 2026.

Pour le cas de la France, ce report devrait éviter aux aéroports la tâche impossible d’enregistrer tous les voyageurs concernés avant la saison estivale et offrir aux prestataires cinq mois supplémentaires pour stabiliser les bornes et améliorer les portiques.

En revanche, le report de la généralisation de l’EES va prolonger la période transitoire déjà assez délicate, durant laquelle certains voyageurs seront traités de manière biométrique tandis que d’autres vont continuer à recevoir un tampon sur leur passeport.

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