Les États-Unis ont instauré une lourde caution pour les Algériens souhaitant obtenir un visa temporaire (B1 ou B2). Le projet d’Air Algérie d’ouverture d’une ligne directe Alger – New York sera-t-il compromis après cette décision ?
L’administration Trump a ajouté 25 nations à sa liste de pays dont les citoyens devront verser une caution pouvant atteindre 15.000 dollars pour obtenir un visa d’entrée aux États-Unis.
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Les ressortissants de 38 pays, principalement en Afrique, dont l’Algérie, vont désormais voir leurs frais de visa touristique ou d’affaires pour les États-Unis augmenter considérablement, dans le cadre d’une stratégie plus large visant à réduire l’immigration légale et illégale.
Une caution qui risque de compromettre le projet de la ligne Alger – New York
À partir du 21 janvier, les Algériens souhaitant obtenir un visa B1 ou B2 pour le pays de l’Oncle Sam vont devoir s’acquitter d’une caution de 5.000, 10.000 ou 15.000 dollars, un montant qui sera déterminé au moment de l’entretien pour le visa.
Il s’agit d’une restriction insurmontable pour la grande majorité des demandeurs algériens, d’autant que le montant de cette caution représente une petite fortune pouvant atteindre jusqu’à 3,57 millions de dinars au taux actuel du dollar sur le marché noir des devises.
Cette décision intervient au moment où la compagnie aérienne nationale Air Algérie élargit son réseau international de vol, et prévoit de lancer une liaison directe reliant l’aéroport d’Alger vers New York.
En mars de l’année dernière, l’ancienne ambassadrice des États-Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, avait réitéré son soutien à l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre Alger et New York, dans l’objectif de consolider davantage les relations entre les deux pays.
Rentabilité de la ligne
La diplomate américaine avait en effet affirmé que les autorités de son pays sont en train de discuter avec l’Algérie sur le lancement de cette ligne.
L’ouverture d’une telle liaison transatlantique entre parfaitement dans les objectifs actuels de la compagnie aérienne nationale qui étoffe considérablement son réseau de vols long-courriers.
Toutefois, la mesure concernant la caution imposée aux voyageurs algériens pourrait fortement compromettre la rentabilité de la ligne, ce qui pourrait pousser Air Algérie, en tant que compagnie économique, à revoir son projet, voir à l’abandonner carrément.
Rares sont les voyageurs algériens qui pourront s’acquitter d’une caution de 3,57 millions de dinars algériens pour un visa touristique, un montant à qui s’ajoute des frais de voyages très élevés, compte tenu de la longue distance qui sépare les deux capitales.
