Cette semaine a été chargée d’actualité dans le secteur des voyages et du transport aérien. Voici les principales informations qui ont le plus marqué le paysage du voyage et des compagnies aériennes et maritimes de et vers l’Algérie.
GNV : premier faux pas entre la France et l’Algérie
L’information qui retient le plus l’attention cette semaine, c’est dans doute le blocage de 650 passagers samedi au port de Sète, en France, alors qu’ils devaient être acheminés vers Bejaia à bord d’une traversée de la compagnie italienne GNV.
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Ces passagers ont été informés à 1 h du matin que leur navire ne partira pas comme prévu, à 6 h. Des scènes de chaos se sont vite installées devant l’entrée du port français.
La communication de GNV a été chaotique. Les passagers ont été laissés sans informations ni assistance.
Il s’est avéré que le blocage du navire de la compagnie italienne a été décidé depuis vendredi dernier dans le cadre d’une réquisition judiciaire qui l’a placé « sous enquête », pour rechercher un individu et du matériel informatique.
Il aura fallu attendre samedi à 17 h pour que la situation commence à se débloquer. Au final, les voyageurs ont pu embarquer et ont quitté le port de Sète avant 22 heures, soit avec 16 heures de retard et un souvenir d’une journée pour le moins cauchemardesque.
Un premier faux pas pour cette compagnie qui a gagné d’importantes parts de marché depuis son arrivée.
Air Algérie : une nouvelle ligne vers l’Europe en vue
Le projet de la compagnie aérienne Air Algérie pour l’ouverture d’une nouvelle liaison directe au départ d’Alger vers Budapest, en Hongrie, s’accélère.
Jeudi 11 décembre, l’ouverture de cette ligne a été abordée lors des travaux de la quatrième session de la Commission mixte algéro-hongroise de coopération économique, technique et scientifique se sont tenus à Alger.
Le ministre de l’Agriculture Yacine Oualid a en effet déclaré que la Commission mixte a procédé à l’examen de la possibilité de rouvrir la ligne aérienne reliant Alger à Budapest, suspendue depuis cinq ans en raison de la crise sanitaire.
Etihad Airways renonce définitivement à sa ligne directe vers Alger
Après plusieurs annonces et tentatives d’ouverture d’une liaison directe Abu Dhabi – Alger, la compagnie aérienne nationale des Émirats arabes unis, Etihad Airways, a fini par abandonner définitivement ce projet.
Dans la dernière mise à jour de son programme, rapportée jeudi 11 décembre par AeroRoutes, la compagnie a supprimé le lancement prévu de la liaison. Il n’est également plus possible de réserver des billets sur le site Web de la compagnie.
Etihad Airways ne s’est pas encore prononcé publiquement sur la suppression de cette ligne ni sur le sort des voyageurs ayant déjà réservé des billets vers Alger. Mais tout porte à croire que ces derniers seront réacheminés sur d’autres vols par correspondance ou remboursés.
Des touristes algériens bloqués en Tunisie
La semaine a également été marquée par le blocage de touristes algériens au niveau de la frontière algéro-tunisienne, en raison d’une autorisation de transport international exigée depuis dimanche dernier aux bus touristiques.
En plus d’un bon nombre de bus chargés de voyageurs coincés à la frontière, des touristes algériens sont également bloqués en Tunisie. Les agences concernées sont appelées à se rapprocher des directions des transports de leurs wilayas pour obtenir le document exigé et rapatrier leurs clients.
Après l’obtention de l’autorisation, les bus doivent franchir la frontière vides, via le poste d’Oum Teboul, en présentant une liste nominative de l’ensemble des touristes qu’ils doivent ramener vers l’Algérie.
Dans la foulée de cette nouvelle mesure, de nombreuses agences touristiques et autres organisateurs qui ne détiennent pas l’autorisation de transport international ont dû annuler leurs voyages prévus vers la Tunisie.
Droit de change de 750 € : les arrestations de faux voyageurs se multiplient
La décision des autorités concernant les bus de transport de touriste vers la Tunisie serait prise dans le but de freiner la ruée vers l’allocation touristique de 750 euros et les tentatives de détournement de ce montant au marché parallèle des devises.
D’ailleurs, au moins une dizaine de faux voyageurs ont été arrêtés au cours de la semaine, après avoir obtenu le droit de change et tenté de contourner le délai de séjour requis à l’étranger, qui est de sept jours.
Selon le parquet de Souk Ahras, les gardes-frontières ont arrêté quatre personnes qui tentaient de traverser illégalement les frontières à partir de la Tunisie vers l’Algérie, ainsi que cinq autres, alors qu’ils tentaient de quitter l’Algérie illégalement.
Ces allers-retours clandestins interviennent dans le cadre d’une magouille mise en place dans le but de justifier la durée de séjour avec le tampon sur le passeport, et pouvoir ainsi revendre le montant de 750 euros au marché noir des devises.
