La flambée inédite de la valeur de l’euro et du dollar en novembre dernier sur le marché noir des devises a laissé place à la stabilité depuis la chute enregistrée au début du mois de décembre.
Depuis plusieurs jours, le change parallèle de l’euro et du dollar n’a connu aucune évolution notable à la place du square Port-Saïd d’Alger.
Voici le cours de l’euro et du dollar au square Port-Saïd
Ce samedi 20 décembre, les cambistes qui activent au niveau de cet espace, considéré comme la place de référence du change au noir, propose le billet de 100 € pour 28.000 dinars algériens, soit un euro pour 280 dinars.
La monnaie unique européenne est ainsi proposée au même niveau que jeudi dernier, et en baisse de 1,5 dinar par rapport au début de la semaine passée.
Le dollar américain reste aussi stable ce samedi, s’échangeant contre 240 dinars algériens, soit au même niveau que jeudi dernier et en baisse par rapport au début de la semaine précédente.
En banque, la situation vire aussi au clame. Dans les cotations fixées par la Banque d’Algérie pour ce samedi, l’euro est coté à 152,14 dinars algériens et le dollar à 129,56 dinars, soit aux mêmes niveaux que jeudi.
Pourquoi les restrictions sur le droit de change n’ont-elles eu aucun impact ?
Il est clair que la décision des autorités, portant sur l’interdiction des importations groupées des voitures d’occasion, un phénomène qui a contribué à la flambée de novembre dernier, a eu un impact immédiat sur le marché noir.
Après avoir atteint 292 dinars fin novembre, l’euro a en effet entamé une chute vertigineuse face à la monnaie nationale, et ce, au lendemain de l’annonce de l’interdiction des importations collectives des voitures de moins de trois ans par des intermédiaires.
En revanche, force est de constater que le durcissement des conditions d’octroi de l’allocation touristique par la Banque d’Algérie, n’ont eu, pour le moment, aucun effet sur les valeurs des principales devises.
Cela confirme que les auteurs des tentatives de détournement du montant de 750 euros n’étaient pas réellement dans le besoin de voyager vers l’étranger, si ce n’est l’appât du droit de change au taux officiel.
Autrement, la forte demande sur l’allocation touristique serait inévitablement redirigée vers le marché parallèle, contribuant à la hausse de la demande sur les devises et dont à la flambée de l’euro et du dollar.
