L’euro poursuit sa baisse sur le marché parallèle des devises en Algérie et repasse sous la barre de 280 dinars. Le dollar recule également et se rapproche de la barre de 240 dinars.
Le renversement de tendance se poursuit au marché noir des devises. Après plusieurs semaines de flambées et de records inédits, la monnaie commune européenne perd progressivement de sa valeur gagnée rapidement.
NOS VIDEOS
Les cours des devises face au dinar au marché noir et en banque
Ce mardi 2 décembre, les cambistes du square Port-Saïd d’Alger, principale place du change parallèle du pays, proposent un euro pour 279 dinars, en baisse d’une unité par rapport à la veille.
Après avoir dépassé le seuil de 290 dinars, l’euro repasse donc sous la barre de 280 dinars, un niveau qu’il avait atteint le 22 novembre dernier. En l’espace d’à peine une semaine, la monnaie unique eupéenne a perdu pas moins de 13 dinars, s’éloignant rapidement de son record de 292 dinars.
Également en baisse vertigineuse, le dollar a encore reculé de 1,5 dinar face à la monnaie nationale en 24 heures. Ce mardi, il s’échange contre 240,50 dinars algériens.
En banque, les valeurs de ces deux devises sont stables dans les cotations officielles de ce mardi. L’euro est en effet affiché dans le tableau de change journalier de la Banque d’Algérie à 151,18 dinars (contre 151,16 DZD hier) et le dollar à 130,16 dinars (contre 130,17 DZD hier).
Signe du retour de l’équilibre entre l’offre et la demande
Pour revenir au marché parallèle, la chute vertigineuse de l’euro est signe d’un retour progressif de l’équilibre entre l’offre et la demande, qui a relativement baissé.
Lundi 24 novembre dernier, le ministère du Commerce extérieur a mis fin aux importations collectives des voitures de moins de trois ans, notamment en provenance de Chine, un phénomène qui a pris de l’ampleur ces derniers mois.
Les importations groupées des voitures chinoises ont créé une forte pression sur les devises, ce qui a entrainé la folle flambée de l’euro et du dollar. Et après l’annonce de la décision d’arrêter ces importations collectives, les deux principales devises ont repris leur souffle.
