Après plusieurs jours de flambée, la tendance semble s’inverser pour l’euro sur le marché noir des devises en Algérie. Le dollar pour sa part a également chuté ce lundi 1er décembre.
Alors qu’on s’attendait à de nouveaux records de l’euro avant la fin de l’année, le marché parallèle des devises a renoué avec la baisse, sans doute en réaction à la décision d’interdire l’importation groupée de voitures d’occasion.
NOS VIDÉOS
Le cours de l’euro et du dollar au marché noir et en banque
Au square Port-Saïd d’Alger, les cambistes cèdent le billet de 100 euros à 28.000 dinars algériens, ce lundi 1er décembre, soit l’unité pour 280 dinars, a-t-on appris sur place. Il s’agit d’une baisse de 2 dinars par rapport à hier. La monnaie unique européenne s’éloigne rapidement de son record absolu de 292 dinars, franchi en fin de la semaine passée.
En l’espace de deux jours, l’euro a donc perdu 12 dinars, témoignant ainsi d’un énorme renversement de tendance.
Le dollar américain, qui a créé la surprise au courant de la semaine dernière en atteignant sont record de 248 dinars, a également flanché, et pas qu’un peu. Alors qu’il était proposé hier à 247 dinars algériens, le billet vert est cédé ce lundi 242 dinars à la vente, perdant ainsi près de cinq unités.
En banque, le taux de change des deux principales devises fluctue aussi, mais légèrement. L’euro est affiché dans les cotations de la Banque d’Algérie de ce 1ᵉʳ décembre à 151,16 dinars (contre 150,90 DZD hier) et le dollar à 130,17 dinars (contre 130,31 DZD hier).
Vers le retour d’un équilibre entre l’offre et la demande ?
La chute des valeurs de l’euro sur le marché parallèle ne peut être expliquée que par un début de retour de l’équilibre, aussi relatif soit-il, entre l’offre et la demande, sans doute suite à la décision des autorités d’interdire les importations collectives des voitures de moins de trois ans.
Ce phénomène qui a pris de l’ampleur ces derniers moins, notamment en provenance de Chine, a engendré une forte pression sur les devises au marché parallèle, d’où la flambée de leurs valeurs face au dinar algérien.
Maintenant que l’importation de ces véhicules se fait uniquement à titre individuel, la demande sur les devises devrait se stabiliser relativement, ce qui va inévitablement se répercuter sur le taux de change parallèle.
