Une vidéo relayée par l’APOCE (Association algérienne de protection et d’orientation du consommateur et son environnement) fait actuellement du bruit sur les réseaux sociaux en Algérie.
En quelques jours, la vidéo partagée sur Facebook dépasse les 272.000 vues et suscite de nombreuses réactions.
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À l’origine de cette séquence virale, un commerçant qui alerte sur la commercialisation en Algérie d’un chocolat importé bien connu, jugé incompatible avec les habitudes de consommation locales.
Un chocolat à base de liqueur clairement identifié
Dans la légende de la vidéo, un avertissement clair est affiché : « Attention, Lindt Creation Irish Coffee, non Halal ».
Le commerçant précise son propos à la caméra : « J’aimerais attirer l’attention des commerçants sur ce chocolat Lindt Creation Irish Coffee. C’est un chocolat à la liqueur contenant du whiskey ».
Une déclaration confirmée par les informations figurant au dos de la tablette de chocolat. On peut y lire : « Chocolat au lait, extra-fin, fourré. Intérieur Irish Coffee à la crème de liqueur irlandaise, au whisky et au café ».
Un détail qui n’a rien d’anodin, étant donné que l’Irish Coffee, ou café irlandais, est un cocktail irlandais composé de café, de sucre, de whiskey et de crème.
Avec cette déclinaison « Irish Coffee », le chocolatier suisse Lindt commercialise un chocolat à la liqueur contenant du whisky. Or, les produits Lindt sont globalement appréciés en Algérie.
« A quoi penser cet importateur ? »
Cet ingrédient pose problème pour une grande majorité de consommateurs algériens, de confession musulmane, pour qui la consommation d’alcool est illicite.
Dans les commentaires sous la vidéo, les réactions des internautes ne se font pas attendre. Ils sont plus de 400 à intervenir, certains élargissant la critique bien au-delà de la question du Halal.
L’un d’eux soulève : « Premièrement, Lindt est boycottée. Deuxièmement, la marque fait actuellement l’objet d’une plainte pour avoir commercialisé des produits contenant des substances cancérigènes. Troisièmement, à quoi pensait donc l’importateur ? ».
D’autres commentateurs s’inquiètent plus largement de la qualité des produits importés via les circuits parallèles : « La plupart des marchandises du « cabas » sont douteuses ».
