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Suite à la décision des autorités algériennes portant sur l’exigence d’une autorisation de circulation internationale pour les bus touristiques vers la Tunisie, les agences de voyage et de tourisme algériennes craignent « des pertes colossales ».

Depuis dimanche, les bus de transport de touristes algériens vers la Tunisie sont bloqués à la frontière en raison d’une décision des autorités algériennes de leur exiger une autorisation de circulation internationale.

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« Chaque bus est tenu de détenir une licence de transport international »

Cette décision, prise et appliquée le jour même, exige des propriétaires des bus touristiques la présentation d’une autorisation internationale de transport, au lieu de l’habituelle licence touristique ordinaire.

Dans un communiqué rendu public ce lundi 8 décembre, l’Organisation algérienne du tourisme explique qu’il s’agit d’une autorisation exceptionnelle de transport touristique international exigée pour chaque bus quittant le territoire national.

« Après avoir contacté les autorités compétentes et nos sources, il est apparu que chaque bus est tenu d’obtenir une licence de transport international auprès des directions des transports de wilayas afin d’organiser les voyages à l’étranger par voie terrestre », explique l’organisation.

Selon la même source, cette décision a suscité de nombreuses interrogations auprès des agences de voyage et de tourisme, de leurs clients et de leurs partenaires hôteliers à l’étranger, à savoir en Tunisie.

« Des pertes économiques colossales pour les agences de voyages »

Le président de l’Organisation, Hamour Maher, cité dans le communiqué, lance un appel aux autorités compétentes, à leur tête les ministères de l’Intérieur, des Transports et du Tourisme, réclament l’exemption les agences de voyages de cette décision.

« Nous appelons les autorités supérieures à intervenir en urgence pour exempter les agences de voyages et de tourisme disposant d’autocars touristiques de cette licence jusqu’au 1ᵉʳ janvier », indique l’intervenant.

Cette exemption permettrait aux voyageurs ayant déjà effectué la première étape de l’obtention de l’allocation touristique de partir en voyage et aux agences de respecter les dates des voyages programmés, explique-t-il.

Selon l’Organisation algérienne du tourisme, cette situation « pourrait entraîner des pertes économiques colossales pour les agences de voyage et de tourisme, tant au niveau de leur clientèle que de leurs partenaires hôteliers à l’étranger ». 

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