Alors que les solutions de rapatriement restent extrêmement limitées, voire inexistantes, les voyageurs algériens bloqués à Dubaï sont confrontés à une autre réalité encore plus problématique : la flambée des prix de l’hébergement.
Onze jours après le début de la guerre au Moyen-Orient, avec des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran et la riposte iranienne, des centaines de milliers de voyageurs, dont des Algériens, sont bloqués dans la région.
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À Dubaï, destination prisée des Algériens, le trafic aérien est réduit à quelques vols par jour, tout comme de nombreux aéroports des pays du Golfe. La compagnie aérienne Emirates a repris progressivement certaines opérations depuis samedi 7 mars, mais toujours pas de vols vers l’Algérie.
À Dubaï, « une nuit d’hôtel peut aller de 150 à 500 euros »
L’aéroport d’Alger est en effet toujours absent de la liste des itinéraires internationaux assurés par la compagnie émirienne, a-t-on constaté ce mardi 10 mars. Les voyageurs algériens souhaitant quitter Dubaï n’ont donc pas de solutions immédiates de rapatriement, à moins de se rendre à leurs frais par route dans un pays voisin. Mais cette solution est très couteuse.
Pour prolonger leurs séjours dans les établissements hôteliers, la facture s’annonce très salée. Car contrairement à Abou Dhabi, où le ministère du Tourisme a décidé de prolonger gratuitement les séjours des touristes bloqués, Dubaï n’accorde aucune facilité de ce genre à ses visiteurs étrangers.
Selon un touriste français bloqué dans cette ville avec sa famille, les prix de l’hébergement dans les hôtels s’envolent rapidement : « Une nuit d’hôtel peut aller de 150 à 500 euros », indique-t-il dans une déclaration rapportée lundi 9 mars par France Bleu.
Toujours pas de plan d’évacuation pour les Algériens bloqués à Dubaï
Les séjours prolongés devront donc coûter très cher aux voyageurs algériens bloqués à Dubaï, dont le nombre exact n’est pas connu à l’heure qu’il est. La situation va sans doute empirer avec l’accumulation des frais dans les prochains jours, d’autant qu’aucune solution de rapatriement n’est mise en place.
Bien que les services consulaires algériens soient toujours joignables via l’adresse email et les numéros d’urgence, la dernière communication du consulat général d’Algérie à Dubaï à ce propos remonte au vendredi 6 mars. Depuis, c’est le silence total.
Contrairement aux consulats d’Algérie à Doha (Qatar) et Mascate (Oman), qui ont lancé des plans d’évacuation par route pour les Algériens bloqués dans ces pays, la représentation consulaire algérienne à Dubaï n’a annoncé aucune solution de ce genre pour le moment.
En coordination de l’ambassade d’Algérie à Riyad, les voyageurs algériens souhaitant quitter le Qatar ou Oman peuvent en effet le faire par voie terrestre via les postes-frontières reliant ces deux pays à Arabie Saoudite. Pas ceux bloqués aux Emirats arabes unis.
