Alors que la guerre se poursuit au Moyen-Orient pour le 13ᵉ jour consécutif, le transport aérien est toujours perturbé. Les solutions d’évacuation pour les voyageurs algériens bloqués dans la région demeurent très limitées, voire inexistantes.
Dans les aéroports de Dubaï (Émirats arabes unis) ou de Doha (Qatar), aucun vol n’est prévu à destination de l’Algérie dans les prochains jours.
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Dans un communiqué rendu public mercredi 11 mars, la compagnie Qatar Airways indique qu’elle prévoit d’opérer un certain nombre de vols dans les jours à venir au départ de l’aéroport de Doha vers plusieurs destinations.
L’Algérie absente du programme limité de vols de Qatar Airways au départ de Doha
Ces vols sont programmés « afin d’aider les passagers dont les voyages ont été affectés par les circonstances actuelles dans la région et de faciliter leur retour auprès de leurs familles dans les meilleurs délais et dans les conditions les plus sûres possibles », précise la compagnie aérienne.
Pour ce jeudi 12 et demain vendredi 13 mars, des vols sont prévus vers des aéroports de plusieurs pays au départ de Doha, dont Casablanca (Maroc), Le Caire (Égypte) et plusieurs aéroports européens, notamment en Europe (Madrid, Paris, Londres, Francfort…).
Aucun vol n’est prévu à destination de l’aéroport d’Alger dans les jours à venir. Les voyageurs algériens bloqués dans le Qatar, ou ceux souhaitant voyager en correspondance via Doha, n’ont donc aucune solution, hormis rejoindre l’Arabie Saoudite par voie terrestre.
Toujours pas de vols au départ de Dubaï vers l’Algérie
Qatar Airways a indiqué que ces vols sont disponibles à la réservation, soulignant que l’exploitation de ces vols ne constitue pas une reprise des opérations régulières et appelant les passagers à ne pas se rendre à l’aéroport de départ sans réservation confirmée.
De son côté, Emirates poursuit ses vols d’évacuation de voyageurs bloqués à Dubaï. Mais l’aéroport d’Alger est toujours absent du programme prévu pour les jours à venir, contrairement à ceux de Casablanca et de Tunis qui bénéficient d’un vol par jour chacun, en moyenne.
Les voyageurs algériens souhaitant quitter Dubaï n’ont donc pas de solutions immédiates de rapatriement, à moins de se rendre à leurs frais par route dans un pays voisin. Mais cette solution est très coûteuse.
Pour prolonger leurs séjours dans les établissements hôteliers, la facture s’annonce aussi très salée. Car contrairement à Abou Dhabi, où les touristes bloqués peuvent prolonger gratuitement leurs séjours, Dubaï n’accorde aucune facilité de ce genre à ses visiteurs étrangers.
