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En Algérie, les mesures visant à lutter contre le détournement de l’allocation touristique de 750 euros se multiplient.

Les enquêtes sur les fraudes au droit de change accordé aux voyageurs à l’étranger vont désormais toucher les bénéficiaires de l’allocation chômage.

Après le ministère des Transports et la Banque d’Algérie, un autre département ministériel entre en jeu pour renforcer l’arsenal de poursuites dans le cadre de la lutte contre les fraudes à l’allocation de voyage de 750 euros.

Des poursuites judiciaires contre les chômeurs impliqués

Dans un communiqué rendu public mercredi 17 décembre, le ministère du Travail a fait savoir que des enquêtes menées dans ce cadre ont révélé l’implication de plusieurs bénéficiaires de l’allocation chômage. Des poursuites judiciaires sont prévues à leur encontre.

« Les enquêtes sur l’affaire du détournement de l’allocation touristique ont révélé l’exploitation et l’implication de bénéficiaires de l’allocation de chômage dans un réseau organisé de détournement du droit de change vers des personnes n’y ouvrant pas droit », peut-on lire dans le communiqué.

Ainsi, l’Agence nationale de l’emploi (ANEM), placée sous la tutelle du ministère du Travail, engagera des poursuites judiciaires à l’encontre des bénéficiaires de l’allocation de chômage impliqués dans la fraude à  l’allocation touristique.

« L’ANEM, placée sous la tutelle du ministère du Travail, annonce que des poursuites judiciaires seront engagées contre les bénéficiaires de l’allocation de chômage impliqués dans ce réseau criminel, afin de protéger les deniers publics », ajoute la même source.

Les mesures de lutte contre la fraude à l’allocation touristique se multiplient

Cette annonce s’inscrit dans une vaste opération menée par les autorités algériennes pour mettre fin aux tentatives de détournement du droit de change. L’opération a été entamée dimanche 7 décembre par une mesure décidée par les services du ministère des Transports.

Les bus touristiques de transport de voyageurs vers la Tunisie sont désormais obligés de détenir une autorisation de transport internationale, une mesure qui vise à freiner la ruée vers le droit de change, même illégalement, dans le cadre des voyages organisés vers le pays voisin.

Pour sa part, la Banque d’Algérie a publié deux instructions cette semaine pour réguler l’octroi de l’allocation de voyage. Pour en bénéficier, le demandeur doit être en possession d’un compte bancaire, domicilié auprès de la banque qu’il sollicite.

Comme deuxième mesure, le virement en espèce n’est plus accepté. Le demandeur doit en effet effectuer le paiement de la contrevaleur des 750 euros en dinar par carte bancaire ou par chèque. Les banques sont également tenues de vérifier l’origine des fonds engagés pour obtenir ce montant.

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