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En s’installant au Canada, les Algériens cherchent souvent à trouver un emploi stable, à décrocher une protection sociale solide, et à vivre une vie de famille tranquille. Hélas, cela ne se passe pas ainsi pour tout le monde.

Après avoir traversé l’Atlantique, cette famille algérienne en quête du « rêve canadien » s’est retrouvée en plein cauchemar. Entre le deuil d’avoir perdu un enfant et la peur de l’expulsion, cette famille vit dans un stress permanent.

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Mort brutale de leur fils de 3 ans

Alors que tout semblait aller pour le mieux, le pire est arrivé. En novembre 2023, quand cette famille algérienne s’est rendue chez des proches à Bois-des-Filion, dans les Laurentides, à Montréal, leur fils de trois ans a été mortellement atteint d’une balle dans la tête.

L’assaillant, qui a acheté l’arme sur Telegram, assure qu’il s’agissait d’un accident. «Chaque soir avant de fermer les yeux, je me rappelle à quel point c’est un drame tragique », regrette-t-il, confiant que la victime était comme son petit frère.

Mais la famille est effondrée. La maman ne peut même pas se rendre devant le tribunal pour prendre la parole. Le père, quant à lui, va recevoir une nouvelle qui va le briser encore plus. 

Il apprend que le PEQ (Programme de l’expérience québécoise) a été suspendu, ce qui veut dire qu’il va devoir retourner en Algérie avec sa femme et ses deux filles.

La famille risque de retourner en Algérie

Il explique au Journal de Montréal, que son permis de travail expire en octobre 2026 et qu’il ne va pas pouvoir continuer à travailler au Canada. Actuellement, ce père de famille algérien est opérateur de production dans une usine.

Pour la famille, devoir quitter le Canada, où leur fils de trois ans est enterré, équivaut à un deuxième deuil. « Rentrer en Algérie et laisser mon fils enterré ici à Laval, c’est invivable », confie ce père de famille au micro de LCN.

Interrogé sur le sort de cette famille algérienne doublement endeuillée, Jean-François Roberge, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, indique que le père doit postuler au Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). « Il y a probablement une porte qui s’ouvre pour lui et pour d’autres personnes », a-t-il déclaré.

Yacine Kraimia, blogueur spécialisé dans la diaspora algérienne au Canada, écrit sur sa page Facebook que « suite à la suspension du PEQ (Programme de l’expérience québécoise), les chance de ce père de famille pour décrocher une résidence permanente au Canada à travers le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) sont quasi nulles ».

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