Retards, repas à bord… Air Algérie est régulièrement sous le feu des critiques, souvent sur les réseaux sociaux, et par ses propres clients.
Des critiques parfois fondées, parfois excessives, mais qui laissent peu de place à la reconnaissance des efforts engagés par la compagnie aérienne nationale. C’est précisément ce que dénonce une publication sur LinkedIn.
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À l’origine de ce message, une cliente régulière d’Air Algérie qui appelle à faire la différence entre critique constructive et dénigrement pur et simple.
Les détracteurs d’Air Algérie « n’ont pas assez voyagé ailleurs »
« Nous sommes souvent les premiers à critiquer nos institutions, nos entreprises, nos services… mais rarement ceux qui prennent le temps de saluer ce qui est bien fait chez nous », écrit Feriel Bachiri, experte en développement commercial et directrice commerciale des opérations chez Easyfairs Northeral.
Dans un post intitulé « Je suis Air Algérie », elle pose le cadre de sa prise de parole : « Vu mon addiction aux réseaux sociaux, j’ai récemment pris le temps d’analyser quelque chose ».
Et de préciser : « J’ai décidé de lancer un petit trend personnel : à chaque fois que je verrai ou vivrai en Algérie quelque chose qui mérite d’être salué, je le dirai ».
Pour cette professionnelle habituée aux déplacements, Air Algérie mérite d’être citée en exemple. Son argumentaire repose sur une comparaison directe, après « une centaine de déplacements professionnels et personnels, des dizaines d’aéroports, et un large éventail de compagnies aériennes ».
Feriel Bachiri estime pouvoir affirmer que « beaucoup de ceux qui critiquent Air Algérie n’ont tout simplement pas assez voyagé ailleurs ».
Elle étaye son propos en citant plusieurs éléments concrets de l’expérience passager. D’abord, le confort : le transporteur national proposerait « des fauteuils plus spacieux et plus confortables que dans de nombreuses compagnies européennes ».
Ensuite, le service, avec « cette petite bouteille d’eau et cette brique de jus, offertes à tous, quelle que soit la classe, quand ailleurs, on les paie plus cher ». Des attentions devenues rares dans un secteur où la moindre prestation est facturée.
« On ne construit rien en ne voyant que ce qui ne va pas »
La publication évoque d’autres détails, comme « cette serviette rafraîchissante, avec cette odeur inchangée », et encore « ce café si singulier, servi dans cette petite tasse rouge emblématique ».
Même constat du côté de la restauration : Air Algérie sert à bord « un repas chaud et équilibré sur les vols un peu plus longs », là où d’autres compagnies « se contentent d’un pain de mie sec avec une tranche de fromage ».
L’experte soulève également la question des bagages. « Ailleurs, même le bagage à main est facturé, le moindre kilo est comptabilisé », rappelle-t-elle, soulignant ainsi une politique plus souple d’Air Algérie, rarement saluée.
Au-delà des services, Feriel Bachiri met en avant la dimension humaine : « La flexibilité de l’Algérien, sa courtoisie, son sourire, sa générosité. Quand on paie une bouteille d’eau, on vous la donne par obligation. Chez nous, on vous la donne avec le cœur ».
Sa publication n’est toutefois pas un blanc-seing accordé à Air Algérie. L’experte en développement commercial reconnaît que « des efforts restent à faire, et heureusement d’ailleurs ».
Elle appelle surtout à rééquilibrer le regard porté sur les institutions nationales, en particulier Air Algérie : « Commençons aussi à dire bravo, à dire merci, à valoriser ce que nous avons, à encourager ceux qui avancent ».
Et de conclure, concernant la culture du commentaire : « On ne construit rien en ne voyant que ce qui ne va pas ».
