Après plusieurs jours de hausses et de nouveaux records historiques face au dinar, l’euro fait une pause sur le marché noir des devises en Algérie ce mardi 25 novembre. La décision d’arrêter les importations collectives des voitures de moins de trois ans en est-elle pour quelque chose ?
L’euro s’est enfin stabilisé sur le marché parallèle de change. Un scénario totalement imprévisible avant l’annonce faite dans la soirée du lundi 24 novembre sur l’importation des voitures d’occasion.
Les cours de l’euro et du dollar au marché noir et en banque
Ce mardi matin, au square Port-Saïd d’Alger, principale place du change parallèle en Algérie, les cambistes proposent le billet de 100 euros à la vente à 28.350 dinars algériens et l’unité pour 283,50 dinars, soit au même niveau que la veille.
Le dollar américain, pour sa part, s’est apprécié d’une unité, s’échangeant aujourd’hui contre 24.400 dinars le billet de 100 dollars et 244 DZD le billet vert. Avec cette nouvelle évolution, cette devise n’est plus qu’à quatre unités de son record absolu de 248 DZD du 9 décembre 2024.
Dans les cotations de la Banque d’Algérie de ce mardi 25 novembre, les cours de ces deux devises sont également stables. L’euro est coté à 150,46 dinars algériens, contre 150,43 hier. Le dollar est à 130.60 dinars, contre 130.63 DZD samedi.
La décision sur les voitures d’occasion a-t-elle freiné la flambée de l’euro ?
En l’espace d’un mois, depuis la fin du mois d’octobre dernier, la monnaie commune européenne a gagné plus de 14 dinars dans le change parallèle. Et c’est la première fois depuis près d’une semaine qu’elle affiche une stabilité en 24 heures.
À moins d’être relative, du fait du caractère imprévisible du marché noir des devises, la stabilité de la valeur de l’euro pourrait être liée à la décision de l’Algérie de mettre fin aux importations groupées des voitures de moins de trois ans.
Dans un communiqué commun, le ministère du Commerce extérieur et la douane algérienne ont rappelé que l’importation de ces voitures d’occasion concernait exclusivement « les citoyens résidents, de manière individuelle et non collective ».
Les importations groupées en provenance de Chine notamment ont en effet été, en partie, la raison de la forte demande sur les devises au marché noir, ce qui a entrainé la flambée des principales devises.
Mais à ce stade, on ne peut pas statuer avec certitude sur l’impact de cette décision sur la fin de la flambée de l’euro. Une chose est sûre pour le moment : c’est la première fois depuis environ une semaine que l’euro n’affiche pas de nouvelle hausse au quotidien.
