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Souhaitant rentrer en Algérie, une famille franco-algérienne établie aux Émirats arabes unis s’est retrouvée dans une impasse administrative. Le déclenchement des attaques militaires dans la région du Moyen-Orient depuis fin février complique davantage sa situation.

La mère de famille, ne disposant pas de documents biométriques algériens (passeport ou carte nationale d’identité), ne peut pas rentrer en Algérie uniquement avec son passeport français, dans le cadre de la facilitation accordée aux binationaux.

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Pour pouvoir bénéficier de cette mesure, prolongée à titre dérogatoire jusqu’au 31 décembre 2026, il est en effet exigé de présenter un passeport étranger en cours de validité, accompagné d’une carte d’identité ou d’un passeport algériens biométriques, même expirés. Ce que n’a pas la mère de famille.

Une famille franco-algérienne bloquée à Dubaï

Le père, né à Metz, détient un passeport algérien, en plus de son passeport français. Rentrer en Algérie sans visa ne présente donc aucun souci pour lui. C’est le cas également pour ses deux enfants, nés aux Émirats. 

Les enfants mineurs, voyageant avec leurs parents, peuvent aussi rentrer en Algérie sur présentation de documents de l’état civil établissant le lien de parenté.

Dans une déclaration accordée ce mercredi 4 mars à Visas et Voyages Algérie (VVA), le député des Algériens de France, Abdelouahab Yagoubi, a indiqué que la famille s’est rendue « il y a deux semaines au consulat d’Algérie à Dubaï pour formuler une demande de passeport algérien pour l’épouse ».

Le problème pour cette famille se pose uniquement concernant la situation de l’épouse. Pourtant, selon notre interlocuteur, le père de cette dernière est immatriculé au consulat d’Algérie à Lyon.

« Le consulat devait délivrer un passeport algérien d’urgence ou du moins un laissez-passer »

« Ainsi, toutes les personnes à sa charge (épouses et enfants) sont inscrites sur sa carte consulaire de parent principal », explique le député. De plus, cette ressortissante franco-algérienne dispose d’un S12, ce qui est la preuve irréfutable qu’elle « est citoyenne algérienne et ouvre donc droit à rentrer dans son propre pays ».

Sollicité par cette famille, le parlementaire indique que le consulat d’Algérie à Dubaï devait délivrer un passeport algérien d’urgence ou du moins un laissez-passer à cette ressortissante pour qu’elle puisse rejoindre l’Algérie avec sa petite famille, au vu de tous les éléments cités.

« Au lieu de cela, la chargée d’affaires au consulat a suggéré à cette mère de famille de formuler une demande de visa. Et après avoir déposé la demande, elle a été informée qu’elle doit attendre trois semaines pour avoir la réponse », poursuit encore M. Yagoubi.

Compte tenu de l’urgence de la situation, notamment après la dégradation de la situation sécuritaire aux Émirats arabes unis, le député a porté cette affaire auprès des autorités. « Mais à ce jour, je n’ai reçu aucune réponse », déplore-t-il.