L’Algérie a annoncé, samedi 7 février, avoir entamé les procédure officielles et diplomatiques pour dénoncer l’accord aérien avec les Emirats arabes unis.
L’accord, signé à Abu Dhabi en 2013 et ratifié par l’Algérie en 2014, offre aux deux pays la possibilité de désigner un nombre illimité de transporteurs nationaux pour exploiter des vols réguliers sans restriction de capacité. Il autorise également un survol de l’espace aérienne, sans limite pour les vols commerciaux.
Pour le transport de passagers, seules Air Algérie et Emirates opèrent des vols réguliers entre les deux pays. Etihad Airways, l’autre compagnie émirienne, a tenté de lancer des vols en 2025 mais elle s’est heurtée au refus des autorités algériens, l’obligeant à jeter l’éponge après avoir lancé la commercialisation des billets d’avion.
La réaction de la compagnie Emirates
Près d’une semaine après l’annonce des autorités algériennes, Emirates a réagi via un communiqué publié jeudi 12 février. La compagnie émirienne a rassuré ses passagers quant à la poursuite des vols cette année, mais c’est un détail dans le communiqué qui attiré l’attention : le dernier vol programmé à ce jour est le vol EK 757, au départ d’Algérie le 3 février 2027.
Plusieurs sites internet, notamment marocains, ont annoncé la fin de la présence d’Emirates sur le marché algérien, à partir du 3 février. Qu’en est-il réellement ?
Cette interprétation est erronée. La précision de la compagnie aérienne émiratie est purement technique : l’accord actuelle entre l’Algérie et les Emirats arabes unis prend fin en février 2027, soit une année pile après sa dénonciation par la partie algérienne. Il s’agit de la période de préavis prévue par la loi.
Explication
Au-delà, deux possibilités se présentent :
1. Soit les deux pays négocient un nouvel accord qui définit les conditions de vols entre eux. Dans ce cas, Emirates et Air Algérie continueront à voler entre les deux pays, selon les contraintes du nouvel accord (nombre de vols, etc).
2. Soit il n’y a pas de nouvel accord. Dans ce cas, les deux compagnies vont cesser de voler entre les deux pays.
En attendant, Emirates ne pouvait pas continuer la commercialisation des billets d’avion vers l’Algérie au-delà du 3 février 2027. Il s’agit d’une décision purement technique née de l’annonce algérienne. Mais l’annonce d’Emirates ne signifie pas du tout qu’elle anticipe l’absence d’un nouvel accord bilatéral algéro-émirati.
