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En Espagne, une petite chienne âgée seulement de quelques mois, arrivée depuis l’Algérie à bord d’une embarcation de fortune transportant des harragas, suscite une large controverse auprès des autorités locales.  

L’animal, croisé caniche, est arrivée à Ibiza le 12 décembre dernier avec une famille à bord d’une embarcation de fortune provenant vraisemblablement d’Algérie, rapporte le journal Libertad Digital ce mardi 20 janvier, citant la police locale.

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Le petit caniche est arrivé d’Algérie à bord d’une embarcation

La chienne est arrivée sur l’île du sud de l’Espagne sans aucun document sanitaire prouvant qu’elle est vaccinée contre la rage. Aussitôt, le gouvernement des Baléares a ordonné son euthanasie en raison des risques de contamination.

La Direction générale de la santé environnementale du gouvernement des Baléares a en effet décidé le 17 décembre dernier que l’animal devait être abattu, afin d’écarter tout risque de propagation de la rage par le biais de morsures.

Et comme il n’a pas été possible de prouver que la chienne avait été vaccinée contre la rage, elle a été transférée dans les locaux de la Fondation Natura Park, où elle reste en quarantaine.

Et c’est ici qu’a commencé la controverse autour de ce petit animal. La mairie de Santa Eulalia (à l’est d’Ibiza) et plusieurs associations de défense des animaux ont réclamé la mise en place d’un protocole alternatif de quarantaine et de contrôle vétérinaire.

La chienne « ne présente pas de symptômes compatibles avec la rage »

La municipalité a présenté des arguments contre l’ordre d’abattage, soulignant qu’il existe des précédents en Espagne où des protocoles de quarantaine, de vaccination et de suivi vétérinaire ont été appliqués dans des cas similaires, sans recourir directement à l’abattage.

De plus, la mairie rappelle aussi que la chienne arrivée d’Algérie « ne présente pas de symptômes compatibles avec la rage » et propose ainsi de la maintenir « isolée sous contrôle sanitaire strict afin de garantir à la fois la sécurité publique et le bien-être de l’animal ».

L’affaire est arrivée jusqu’au gouvernement espagnol qui a estimé que, selon la loi sur le bien-être animal, la garde des animaux abandonnés et l’ordre d’isolement en cas de suspicion de maladie transmissible à l’homme, relèvent de la compétence des mairies.

À l’heure qu’il est, le petit caniche est toujours mis en quarantaine, sous contrôle vétérinaire, tandis que les administrations la solution adéquate qui convient à ce cas.

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