En plus des restrictions sur les visas, imposées aux ressortissants de plusieurs pays, dont les Algériens, les services d’immigration des États-Unis ont aussi durci les contrôles au niveau des aéroports sur les voyageurs étrangers.
Depuis le 21 janvier, les ressortissants de 38 pays, principalement en Afrique et en Asie, dont l’Algérie, sont obligés de verser une caution de 5.000, 10.000 ou 15.000 dollars au moment de la demande des visas B1/B2 (tourisme ou affaires) pour les États-Unis.
NOS VIDEOS
Le voyageur ne pourra récupérer le montant de cette caution qu’après avoir quitté le territoire des États-Unis durant la limite de la durée de validité de son visa. Dans le cas contraire, elle sera retenue.
Les États-Unis durcissent les conditions de contrôles dans les aéroports
De même, toujours dans le cadre du durcissement des mesures de voyage, les États-Unis ont décidé de suspendre le traitement des demandes de visas d’immigration pour les ressortissants de 75 pays à travers le monde, dont l’Algérie, le Maroc et la Tunisie.
Et comme si ces mesures restrictives ne suffisent pas, les autorités américaines durcissement aussi les contrôles dans les aéroports sur les voyageurs étrangers, pourtant détenteurs de visas d’entrée dans le pays.
Un ressortissant algérien établi aux États-Unis, créateur de contenu de voyage, a en effet rapporté dans une vidéo postée ce samedi 24 janvier sur Instagram que des voyageurs algériens ont été refoulés à l’aéroport, après l’annulation de leurs visas.
« Malheureusement, de nombreux Algériens qui sont arrivés aujourd’hui (samedi 24 janvier, NDLR) dans des aéroports aux États-Unis ont été refoulés et leurs visas annulés », a-t-il d’emblée déploré dans la séquence.
Des Algériens refoulés à l’aéroport de Chicago et leurs visas annulés
Ce créateur de contenu, très au fait de l’actualité des voyages, a assuré que ces refoulements sont survenus notamment dans l’aéroport de Chicago. Et pour étayer ses propos, il rapporte le témoignage d’une ressortissante algérienne établie aux États-Unis.
« Ma mère, qui détenait un visa B2 d’une validité de 10 ans devait venir me rendre visite le plus normalement. Mais au final, elle a été retenue à l’aéroport de Chicago O’hare pendant près de 10 heures, avant d’être renvoyée vers l’Algérie », témoigne-t-elle.
Selon elle, les agents de l’immigration dudit aéroport ont apposé un cachet sur le visa de sa maman portant la mention « Canceled without prejudice (CWOP) », sachant que le visa était encore valide pour sept ans et a déjà été utilisé quatre fois, sans aucun problème.
Un autre voyageur algérien a été interrogé par un agent d’immigration à son arrivée à l’aéroport de Chicago sur la durée de son séjour. « Il a répondu qu’il comptait rester 15 jours, mais sa réservation d’hôtel comptait uniquement quatre jours », rapporte encore l’auteur de la vidéo.
Suite à cette discordance entre les propos du voyageur et la réservation d’hôtel, « les agents de l’immigration ont immédiatement annulé son visa et l’ont renvoyé vers l’Algérie », ajoute-t-il encore, conseillant aux voyageurs d’être le plus précis dans leurs déclarations à l’arrivée.
