Une étudiante algérienne installée en France fait parler d’elle et de la situation des étudiants algériens en général. Dans une vidéo sur le réseau social, elle partage son expérience des études supérieures dans l’Hexagone.
Elle répond aussi à l’idée reçue selon laquelle étudier en France serait plus facile. Son témoignage suscite un débat animé parmi les internautes, notamment parmi les étudiants algériens ayant connu les deux systèmes universitaires.
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« Je finis à 20h ou 21h, tous les jours »
Dans sa vidéo TikTok, la jeune étudiante algérienne explique que la réalité des études en France est souvent mal comprise par ceux qui la suivent depuis l’Algérie.
Elle décrit un système de travail très soutenu et beaucoup d’exigences : « Les gens pensent qu’il est facile de suivre des études supérieures en France, et plus généralement en Europe. Ils ignorent que je commence mes journées à 8 h et que je finis à 20h ou 21h, tous les jours ».
Pour étayer ses propos, elle précise que « les plannings sont stricts, les modules sont nombreux, et les professeurs sont très sévères ».
Selon elle, la différence se ressent également dans la relation avec les enseignants : « Ce n’est pas comme en Algérie, où on peut plaisanter un peu avec un prof pour qu’il nous aide dans sa matière ».
Un propos qui ne sera pas bien accueilli parmi les internautes, mais elle nuance : « Donc oui, c’est bien d’étudier en France, de décrocher un diplôme français, mais il ne faut pas oublier que c’est dur aussi ».
Des expériences très contrastées
Sous la vidéo, de nombreux internautes partagent leur propre expérience des études en France, parfois en contradiction avec ce qu’explique l’étudiante.
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Certains estiment d’ailleurs que le système universitaire français est plus accessible que celui connu en Algérie. Un utilisateur affirme : « J’ai étudié en France et ce n’est pas juste, j’ai trouvé que c’était plus facile qu’en Algérie. En plus, il y a beaucoup de possibilités et d’aides aux étudiants ».
D’autres abondent dans le même sens : « Je trouve que c’est plus facile qu’en Algérie », « Les profs ne sont pas du tout sévères et les cours s’arrêtent à 17h ».
Pour certains intervenants, la différence n’est pas tant dans la difficulté académique que dans la manière d’étudier ou dans l’obligation de travailler après les cours.
« Les études en France ne sont pas forcément plus difficiles intellectuellement, mais elles demandent plus d’autonomie, d’organisation et de travail personnel », « Il faut aussi travailler pour pouvoir vivre et avoir de l’argent de poche », ont écrit des commentateurs.
