Au Maroc, une ressortissante algérienne se trouve au cœur d’une affaire d’arnaque à l’immigration et de trafic de contrats de travail en Europe. Elle a été présentée lundi dernier devant le tribunal de Taza.
En octobre dernier, les services de sécurité marocains ont démantelé un réseau spécialisé dans le trafic de faux contrats de travail en Europe, en contrepartie de grosses sommes d’argent.
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De faux contrats de travail en France en contrepartie de 100.000 dirhams
Selon le site d’information Bladi, la principale mise en cause, présentée comme la tête pensante du réseau, est identifiée comme étant d’origine algérienne. Avec son complice marocain, elle a été présentée lundi 29 décembre devant le tribunal de Taza.
Les deux membres du réseau sont accusés d’avoir soutiré des sommes astronomiques à des candidats de la région de Taza en leur promettant de faux contrats de travail en Europe, selon la même source.
Le couple est poursuivi pour escroquerie et falsification de documents et accusé d’avoir exploité la détresse sociale de près de 50 personnes issues principalement des localités défavorisées de la province, telles que Oued Amlil et les quartiers populaires de Taza.
Selon les informations données lors du procès, les deux prévenus promettaient à leurs victimes des contrats de travail légaux en France contre des sommes pouvant atteindre les 100.000 dirhams par personne.
Le procès de la ressortissante algérienne reporté
Ils faisaient croire aux candidats qu’ils devaient verser des acomptes d’une valeur de 40.000 dirhams par dossier pour enclencher la procédure de la prétendue embauche en France.
Lors des investigations menées autour de cette affaire par la police judiciaire des régions de Taza et d’Oujda, les enquêteurs sont parvenus à mettre la main sur 49 passeports appartenant aux victimes de l’escroquerie, ainsi que divers autres documents.
Des sommes d’argent en espèce, ainsi que du matériel informatique, visiblement utilisé pour crédibiliser cette vaste fraude, ont également été saisis lors des perquisitions menées par les forces de l’ordre.
À l’issue de l’audience tenue lundi dernier, les avocats des parties civiles ont demandé de reporter le procès, afin qu’ils puissent finaliser les demandes de dédommagement pour leurs clients arnaqués, ajoute encore le même média.
