Tant que la question migratoire reste au cœur du débat politique en France, l’accord franco-algérien de 1968 finira toujours par être remis sur le tapis, vu que les Algériens représentent la première nationalité des étrangers dans l’Hexagone.
Le premier ministre français Sébastien Lecornu, dans un entretien accordé ce dimanche 8 février à la presse régionale, a évoqué cet accord bilatéral dans le cadre de la feuille de route de son gouvernement pour cette année 2026, notamment en ce qui concerne le volet immigration.
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Le locataire de Matignon a dévoilé que son gouvernement prépare « une stratégie sur mesure, pays par pays, qui concerne les visas, les reconduites à la frontière et les laissez-passer consulaires ». Parmi les pays concernés figure, sans grande surprise, l’Algérie.
Accord franco-algérien : « Il y a urgence » à renégocier, selon Lecornu
Lecornu a dévoilé que cette nouvelle stratégie « unifie la doctrine de plusieurs ministères, dont les affaires étrangères et l’Intérieur » soulignant que son gouvernement a un « cap clair » en ce qui concerne l’Algérie.
Le premier ministre français dit clairement que le but est de renégocier l’accord franco-algérien de 1968, « comme cela était d’ailleurs convenu entre les présidents Tebboune et Macron en 2022 ».
Pour Lecornu, actuellement, l’accord bilatéral « ne correspond clairement pas » aux intérêts de la France, assurant « qu’il y a urgence » à amorcer une renégociation.
Mais le Premier ministre ne donne aucun élément concret qui permet de penser que les choses pourront changer prochainement. Il a cependant dévoilé que le président Macron « a décidé dans les prochaines semaines de prendre plusieurs initiatives pour que nous ayons des résultats concrets ».
