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En France, les agences de voyages spécialisées dans la commercialisation des forfaits liés aux pèlerinages religieux musulmans, Hadj et Omra, se retrouvent dans de grandes difficultés après une réforme du processus, mise en place par l’Arabie saoudite.

Avant le début des années 2020, le ministère saoudien du Hadj et de la Omra attribuait des quotas de visas par pays, puis par agences agréées.

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Conformément à la réglementation européenne, ces agences proposaient donc des forfaits complets, comprenant notamment le transport aérien, l’hébergement, la restauration et l’accompagnement des pèlerins.

Des agences de voyages françaises spécialisées dans le pèlerinage en danger

Mais après la fin de la crise sanitaire, l’Arabie saoudite a changé les règles du jeu, en mettant fin à l’autorisation accordée aux agences étrangères de commercialiser les forfaits Hadj et Omra, rapporte ce lundi 26 janvier le média spécialisé L’Écho Touristique.

Désormais, les pèlerins doivent s’inscrire sur la plateforme officielle Motawif, intégrée au portail Hajj Nusuk. L’attribution des places pour le pèlerinage est entièrement centralisée sur via plateforme.

Pour Emmanuelle Llop, la présidente du cabinet Equinoxe Avocats, spécialisée en droit du tourisme, citée par la même source, cette décision, bien qu’elle ne soit pas récente, « a profondément bouleversé tout un écosystème ».

Selon l’avocate, « les forfaits proposés étaient en moyenne 40 % plus chers que ceux auparavant commercialisés par les agences françaises, sans offrir les mêmes garanties d’accompagnement ». Ce qui pénalise particulièrement les pèlerins les plus modestes.

Des conséquences désastreuses aussi bien sur les agences que sur les pèlerins

Résultat : les agences françaises n’ont plus accès aux quotas de visas Hadj et ne peuvent plus vendre directement ces voyages. Ainsi, plusieurs agences, dont l’activité reposait majoritairement, voire exclusivement sur ce segment, ont mis la clé sous la porte.  

D’autres, en tenant de survivre à ce changement, se sont reconvertis vers le loisir généraliste ou des services d’assistance et d’accompagnement des pèlerins dans leurs démarches en ligne.

Les pèlerins français souhaitant se rendre aux lieux saints de l’Islam sont aussi pénalisés par cette situation. Les personnes âgées et vulnérables en particulier se retrouvent livrées à elles-mêmes une fois en Arabie Saoudite.

Des retours d’expérience, cités par le même média font état de nombreuses difficultés : problèmes de paiement, opacité des prix, absence de contrats clairs, défaut d’assistance sur place, désorganisation des transports.

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