Au port de Sète en France, la concurrence sur le marché algérien s’intensifie entre la compagnie française Corsica Linea et l’Italienne Grandi Navi Veloci (GNV), alors que les plans pour 2026 ont été validés.
En 2025, Corsica Linea a exploité 40 liaisons vers l’Algérie au départ de Sète. Arrivée l’été dernier sur ce marché, GNV a réussi à lui faire concurrence sur une soixantaine d’escales sur l’année.
Pour l’année 2026, la concurrence entre ces deux opérateurs va se poursuivre et s’intensifier. Corsica Linea a obtenu un accord des autorités maritimes pour une soixantaine de lignes annuelles, contre plus d’une centaine pour GNV, rapporte le journal Midi Libre ce lundi 29 décembre.
Corsica Linea et GNV poursuivent leur offensive sur le marché algérien
Sur la période allant de janvier à mi-juin, la compagnie française fonctionnera sur 18 escales vers l’Algérie, contre 44 pour la compagnie italienne (vers Alger et Bejaia). Les billets sont d’ores et déjà mis en vente pour les traversées hors saison estivale.
Ici, il convient de noter que pour les programmes annuels entiers pour 2026, comprenant la haute saison, les compagnies desservant l’Algérie n’ont pas encore obtenu le feu vert des autorités algériennes.
La concurrence féroce menée par GNV continue d’inquiéter les représentants syndicaux de Corsica Linea, notamment de la Confédération générale du travail (CGT), en particulier sur le maintien de l’emploi de ses marins et travailleurs français.
Dans un courrier adressé à leurs dirigeants, les représentants du syndicat demandent au gouvernement français et aux représentants de la Région Occitanie d’intervenir pour permettre à Corsica Linea d’obtenir plus de parts de marché vers l’Algérie.
Il s’agit notamment de « proposer un programme supplémentaire commun de liaisons à passagers entre la France et l’Algérie, complémentaire au port de Marseille, indispensable au maintien de nos emplois et à la défense du pavillon face à GNV ».
Les syndicats français inquiets de la concurrence de GNV au port de Sète
En plus de la concurrence de GNV, l’inquiétude des syndicats des travailleurs de Corsica Linea intervient aussi dans le contexte des relations diplomatiques tendues entre la France et l’Algérie.
Pour les représentants syndicaux de la compagnie corse, les autorités françaises sont dans l’obligation de poursuivre les échanges avec les autorités algériennes et les dirigeants des compagnies maritimes algériennes.
Et ce, « pour retrouver rapidement un accord de coopération durable sur toutes les liaisons entre les ports français et algériens, dans l’intérêt général, incluant travailleurs et population », indique encore le syndicat dans sa correspondance.
De son côté, Corsica Linea confirme, dans un courrier adressé aux préfets de la région sur la question le 22 décembre, « poursuivre un dialogue constant avec l’ensemble des parties prenantes concernées sur ces sujets ».
La compagnie française demande notamment des échanges avec tous les acteurs pour « garantir l’avenir du pavillon français et ses emplois ».
