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L’impact de la guerre au Moyen-Orient sur le secteur touristique se fait ressentir même au-delà de la région. Les réservations des touristes au départ de France vers le Maroc et la Tunisie ont considérablement baissé durant les 10 premiers jours de mars.

Lancée le 28 février dernier, la guerre dans la région du Golfe continue d’alimenter les interrogations des voyageurs et des professionnels du secteur.

Et la baisse du nombre de touristes étrangers ne concerne pas que les pays de la région touchés par les attaques militaires et dans lesquels le transport aérien est réduit aux vols d’évacuation des voyageurs bloqués.

Les réservations des touristes français vers la Tunisie ont décroché de 29 %  

Le Maroc et la Tunisie, pourtant deux pays géographiquement éloignés des zones de tension, subissent aussi les répercussions de l’escalade militaire. Rien qu’au départ de France, les réservations ont chuté durant les premiers jours du mois de mars en cours.

C’est en tout cas ce qui en sort d’un nouveau baromètre Orchestra, rapporté par le média spécialisé, L’Écho touristique, qui affirme que ce désordre mondial pèse sur nombre de destinations, bien au-delà du Moyen-Orient.

Les chiffres sur les destinations les plus vendues dans les agences de voyages françaises du 1er au 10 mars inclus, indiquent que les réservations vers la Tunisie ont décroché de 29 % par rapport à la même période de l’année dernière.

Les réservations vers le Maroc reculent de 15,1 % du 1er au 10 mars

Vers le Maroc également, les voyageurs français semblent être de plus en plus réticents en raison du conflit militaire au Moyen-Orient. Les réservations durant les dix premiers jours de mars ont en effet reculé de 15,1 % en glissement annuel.

Outre ces deux pays, l’Égypte figure aussi dans la liste des destinations qui souffrent le plus de la guerre au Moyen-Orient, avec un recul de 67,3 %. Ce pays était pourtant en forte croissance en février (+25 %), portée par l’ouverture du Grand Musée égyptien du Caire.

Même en Europe, certaines destinations proches des zones de conflit affichent aussi des baisses de fréquentation. Vers la Grèce, les réservations des touristes français ont baissé de 25,6 % et vers la Turquie de 67,6 %, selon le baromètre Orchestra.