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Mohamed, un Algérien de 29 ans, a été arrêté par la police française près de la frontière espagnole. Le mis en cause transportait régulièrement des sans-papiers depuis le Portugal. Une activité qui lui a rapporté un bon pactole.

Le 19 novembre dernier, ce jeune algérien, qui vit au Portugal, s’est mis au volant de sa Citroën C4, et a pris la route vers la France. À 2h10 du matin il est arrêté par les policiers de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM).

Chauffeur Uber le jour et passeur de migrants la nuit

Le jeune homme transportait avec lui quatre autres personnes, deux Algériens et deux Tunisiens, des sans-papiers qui voulaient s’installer illégalement en France. Etant lui-même en situation irrégulière, le chauffeur a été  aussi embarqué par la police.

Il s’est avéré qu’il s’agissait d’un chauffeur Uber au Portugal, jadis étudiant en Ukraine. Mais en plus de son travail de taxi, Mohamed s’adonnait aussi à des activités moins légales.

L’exploitation du téléphone du mis en cause a révélé qu’il a fait pas moins de 21 aller-retour entre le Portugal et la France depuis le mois de mai dernier. Mohamed voyageait toujours de nuit, afin d’éviter les contrôles de police, rapporte France Bleu.

Le jeune algérien faisait donc le passeur entre le Portugal et la France. Il explique devant la juge du tribunal judiciaire de Bayonne qu’il fait ça « pour aider les autres ». Il ajoute qu’au « Portugal, ils n’ont rien, alors qu’en France, ils pourraient travailler et il y a la carte Vitale ».

21 allers-retours entre le Portugal et la France en 6 mois

Le passeur algérien aurait aussi amassé un beau pactole grâce à ses activités de passeur. Avec 250 ou 300 € le trajet, les 21 allers-retours qu’il a réalisés lui auraient rapporté  au moins 50.000 depuis le mois de mai dernier.

Selon son avocat, Mohamed « ne  fait pas partie d’un réseau », soulignant au passage que« rien ne permet de dire que les autres personnes qu’il a transportées avant son arrestation étaient des migrants illégaux ».

Le procureur a requis contre le mis en cause une peine de 2 ans de prison et une IRTF de cinq ans. La juge l’a finalement condamné à une année de prison et à 5 ans d’IRTF (Interdiction de retour sur le territoire français).

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