Des automobilistes tunisiens à destination de la Tunisie se sont retrouvés bloqués à la frontière algérienne, notamment au poste frontalier d’Oum Tboul, pendant plusieurs heures. Que s’est-il passé ?
Ces ressortissants tunisiens ont été pris au dépourvu suite à l’application de la mesure portant sur la taxe sur la consommation de carburant prévue par la loi de finance 2026, en vigueur depuis le début de l’année en cours.
NOS VIDEOS
Ainsi, dans le cadre de la loi de finance 2026, les automobilistes, Algériens soient-ils ou étrangers, traversant la frontière algérienne à destination de la Tunisie, doivent s’acquitter d’une taxe sur la consommation du carburant (TCC).
Cette taxe était déjà en vigueur depuis plusieurs années. La nouvelle loi de Finances n’a fait que revoir le montant à payer à la hausse et établir un tarif progressif en fonction du nombre de rotations (pour les voitures touristiques).
L’article 97 de la loi de finances 2026 stipule également que le paiement de la taxe sur la consommation du carburant (TCC) se fera désormais en ligne ou bien au niveau des bureaux des impôts. Il n’est donc plus possible de procéder au recouvrement au niveau des postes frontaliers.
« On n’a pas entendu parler de cette mesure »
C’est ce dernier changement qui a causé le blocage de plusieurs automobilistes tunisiens à la frontière algérienne. Une situation dénoncée par le parlementaire tunisien Hatem Lahouaoui, député de la région de Jendouba, qui fait savoir que les automobilistes tunisiens ont été surpris de devoir payer cette taxe auprès des bureaux des impôts, et non simplement au niveau du poste frontalier.
Un des automobilistes tunisiens bloqués à la frontière algérienne assure qu’il « n’a pas entendu parler de cette nouvelle mesure ». Il dénonce ainsi le fait de devoir aller payer la taxe auprès des bureaux des impôts et non au niveau du poste frontalier. « S’il s’agit d’une mesure frontalière, il faut qu’elle soit accomplie à la frontière », a-t-il estimé.
Le même intervenant dévoile que des personnes âgées et des malades, mais aussi des enfants de retour des vacances, font partie des gens bloqués à la frontière algérienne. « J’espère qu’il y aura une solution, car la situation est insupportable », a-t-il conclu.
Il a dévoilé que certains automobilistes tunisiens bloqués ont fait demi-tour pour aller payer la taxe dans les bureaux d’impôts en Algérie, mais que cela n’avait pas marché. « On est allés aux bureaux des impôts, c’était soit fermé soit ils n’ont pas accepté de nous recevoir », a-t-il confié.
