Le Canada rebat les cartes de son immigration économique. Pour l’année 2026, le pays ajuste en profondeur le système Entrée express pour cibler les secteurs en tension.
L’objectif est de combler les pénuries critiques, répondre à des besoins stratégiques et soutenir la résilience économique, du transport à la santé en passant par la défense.
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Pour les candidats à l’immigration, voici un tour d’horizon des nouveaux métiers désormais prioritaires au Canada.
Immigration au Canada : les métiers du transport en première ligne
Dans le cadre d’Entrée express, le système de sélection par points qui permet d’accéder à la résidence permanente, l’IRCC (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada) lance une catégorie Transport, indique Visa HQ.
Il y a quatre professions explicitement visées dans l’aviation et l’automobile : les pilotes d’avion et instructeurs de vol (CNP 72600), les mécaniciens et inspecteurs d’aéronefs (CNP 72404/22313), et les techniciens en service automobile et mécaniciens de véhicules lourds (CNP 72410).
Pour être admissibles, les candidats doivent justifier d’au moins un an d’expérience à temps plein au cours des 3 dernières années.
Ces secteurs font face à une pression croissante, notamment dans l’aviation. La reprise post-pandémie a exposé une pénurie d’ingénieurs et de mécaniciens certifiés.
De plus, le gouvernement canadien anticipe qu’environ 30 % des travailleurs qualifiés du secteur prendront leur retraite d’ici 2030.
Avec cette nouvelle catégorie spécifique, l’IRCC donne leur chance à des candidats ayant un score CRS plus faible, dès lors que leurs compétences correspondent à des besoins urgents.
Autrement dit, l’expérience terrain va désormais peser davantage que les diplômes ou un haut niveau de langue.
Cette nouvelle voie peut aussi profiter aux travailleurs étrangers déjà établis au Canada avec un permis lié à un employeur.
La santé et les talents militaires également ciblés
Outre le transport, la réforme 2026 de l’immigration au Canada cible d’autres profils stratégiques.
Une nouvelle catégorie est créée pour les médecins étrangers ayant déjà une expérience professionnelle au Canada. L’objectif est clair : intégrer plus rapidement les professionnels déjà actifs sur le territoire.
Les autorités canadiennes introduisent également des catégories visant les chercheurs et les cadres supérieurs expérimentés au Canada, et des militaires étrangers hautement qualifiés recrutés par les Forces armées canadiennes, souligne Business Today.
Dans cette catégorie, sont concernés les médecins militaires, les infirmiers et les pilotes.
En parallèle, l’IRCC maintient le cap sur les candidats francophones et ceux qui exercent déjà dans des catégories prioritaires en 2025.
Les domaines concernés sont les métiers spécialisés comme les charpentiers, les plombiers ou les machinistes, ainsi que les soins de santé et les services sociaux (dentistes, pharmaciens, infirmiers praticiens, psychologues et chiropraticiens).
Enfin, des ajustements réglementaires touchent également les étudiants internationaux, notamment les étudiants inscrits à des cours préalables avant un programme long, avec des permis d’études désormais plus courts, selon CIC News.
Pour les candidats algériens, cette nouvelle politique implique de cibler clairement les professions en tension pour répondre aux codes de Classification nationale des professions (CNP).
