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L’histoire d’un franco-algérien, dont le rêve est de s’installer au Québec (Canada) dans le cadre du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), est devenue le symbole de la contestation contre la fin de ce programme d’immigration.

En novembre dernier, le gouvernement québécois a officiellement mis fin au Programme d’expérience québécoise (PEQ), laissant en plan des milliers de personnes présentes sur place, mais qui n’avaient pas encore déposé leurs dossiers.

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Fin du PEQ : le cas d’un franco-algérien tombé amoureux du Québec

Qualifiant cette décision « d’injuste », de nombreux étrangers qui se préparaient à déposer leurs dossiers se sentent « trahis ». Parmi eux, Ben Mahi, un franco-algérien qui rêvait de s’installer durablement dans cette province, dont il est tombé « amoureux ».

Le programme en question, lancé en 2010, ouvrait la porte à la résidence permanente après deux ans d’expérience professionnelle ou après avoir obtenu un diplôme universitaire. Plusieurs milliers d’étrangers sont venus dans le Québec dans l’espoir de s’y installer dans le cadre de ce programme.

Mais contre toute attente, le gouvernement a mis fin à ce programme en novembre 2025. Résultat, des milliers de personnes qui n’avaient pas encore déposé leurs dossiers se sentent abandonnés, voire trahis suite à cette décision.

Le cas de Ben Mahi, largement relayé par les médias locaux et étrangers, devient un symbole de la contestation contre la décision controversée des autorités québécoises. Ce franco-algérien a découvert la province en 2017, et depuis, il a tout fait pour s’y établir définitivement.

« Du jour au lendemain, on retire la promesse comme si on était juste des numéros »

À l’époque, il avait même été choisi ambassadeur de la métropole pour les festivités entourant le 375e anniversaire de sa fondation. « J’y ai vécu un an, c’était une incroyable année sincèrement », déclare-t-il en décembre dernier au journal canadien Noovo Info.

En avril 2022, il fait son retour au Québec, avec un permis de travail comme technicien de laboratoire, dans la perspective de profiter du PEQ après les deux années d’expérience professionnelle convenues.

Mais en novembre 2204, le programme a été gelé pour un an, avant d’être définitivement supprimé en novembre 2025. Le rêve de Ben Mahi d’obtenir une résidence permanente au Québec s’est évaporé, ainsi que ceux de plusieurs milliers d’étrangers dans sa situation.

Des milliers de personnes, comme lui, qui ont travaillé, étudié et investi beaucoup d’argent et d’énergie se sont ainsi retrouvés dans l’impasse, se sentant piégés et trahis.  

« Je suis venu parce qu’on m’avait fait cette promesse… et du jour au lendemain, on retire la promesse comme si on était juste des numéros. Et on nous renvoie chez nous ? Je trouve ça assez fou », s’est-il indigné fin janvier auprès de TV 5 Monde Info.

« Je trouve que c’est horrible. C’est vraiment inhumain et on ne nous écoute pas »

Les étrangers qui se trouvent dans cette situation seront tout bonnement expulsés après l’arrivée à échéance de leurs permis de travail ou d’études, car ils ne pourront pas se prévaloir du programme sur lequel ils comptaient pour obtenir la résidence permanente dans le pays.

« Je pourrais écrire un livre sur mon amour pour le Québec (…) Je trouve que c’est horrible. C’est vraiment inhumain et on ne nous écoute pas », déclare le franco-algérien, les larmes aux yeux.

Plusieurs manifestations ont été organisées au Québec et à Montréal ces derniers mois pour dénoncer la décision du gouvernement et réclamer une clause de « droits acquis » pour ceux qui sont installés dans la province et qui n’ont pas pu déposer leur dossier au PEQ.

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