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Installée en Algérie depuis 9 ans, Yamann, expatriée franco-syrienne, raconte son attachement profond au pays dans une vidéo qui a fait le tour d’Instagram.

Visionnée plus d’un million de fois en un jour, la séquence, relayée par le média Jow Plus, relate la découverte culturelle et le regard extérieur sur la société algérienne. Un témoignage qui met en lumière une expatriation choisie et assumée.

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Expatriation en Algérie : « On voulait une vie plus sereine »

Dans la vidéo, Yamann revient sur son parcours et les raisons qui l’ont poussée à quitter la France pour vivre en Algérie.

« Je me sens Algérienne. Mes enfants me disent parfois que je ne le suis pas, mais moi je me sens comme telle », dit-elle.

Née d’un père français et d’une mère syrienne, elle raconte avoir grandi dans un environnement marqué par les voyages : « Petite, on avait plutôt une vie nomade, on voyageait beaucoup ».

Elle vit en France pendant de nombreuses années, où elle fonde une famille avec son mari franco-algérien. C’est elle qui convainc finalement son époux de franchir le pas de l’expatriation en Algérie : « J’y tenais beaucoup ».

 

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Le projet est donc mûrement réfléchi. La petite famille prépare son départ : « On a économisé de l’argent et on a fait des sacrifices pour venir vivre en Algérie. On n’a jamais regretté notre décision ».

Pour eux, ce choix répond avant tout au besoin d’un rythme de vie différent : « On voulait une vie plus sereine et plus tranquille. En France, on vivait dans le stress et l’angoisse, on courait tout le temps ».

« Le peuple algérien est exceptionnel… Je n’ai vu ça nulle part ailleurs »

Depuis 9 ans, Yamann s’adapte à la vie locale avec tous ses codes : « Quand j’ai débarqué en Algérie, je ne parlais pas un mot d’arabe ».

Elle apprend progressivement la darija en échangeant avec les habitants. « Les gens me corrigeaient un peu, et les commerçants prenaient leur temps pour m’expliquer la valeur des pièces et des billets de monnaie ».

Une immersion quotidienne qui lui permet de découvrir la société algérienne de l’intérieur.

L’expatriée venue de France trouve aussi un accueil chaleureux : « J’ai vraiment trouvé un très bon accueil, le peuple algérien est exceptionnel. J’ai beaucoup voyagé, mais je n’ai vu ça nulle part ailleurs. C’est une société où l’on trouve encore l’entraide, la charité et l’hospitalité ».

Au fil du temps, Yamann partage son quotidien sur Instagram, où elle rassemble une communauté de près de 23.000 abonnés. Elle y met en avant l’artisanat et les traditions locales, « avec l’objectif de faire connaître le patrimoine algérien ».

Son activité l’amène aussi à travailler comme chauffeur VTC, ce qui lui permet de mieux connaître Alger et ses environs, et de les faire découvrir à ses amis d’origine algérienne vivant en France.

« Ils me disaient « montre-nous l’Algérie comme tu la vois » », relate-t-elle, et c’est ainsi qu’elle les conduit en excursion à la Casbah, aux ruines romaines de Tipaza, à la station balnéaire de Zéralda, ou encore au port de plaisance de Sidi-Fredj.

Dans son message final, elle invite les curieux à venir découvrir le pays par eux-mêmes : « Venez sans a priori pour découvrir ou redécouvrir le pays d’une autre manière », conclut-elle.

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