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L’obtention ou le renouvellement d’un titre de séjour en France relèvent de plus en plus du parcours du combattant. En plus des démarches compliquées et longues, un Algérien a vécu une situation pour le moins insolite avec sa préfecture.

Le jeune ressortissant algérien est arrivé en France en 2015 à l’âge de 17 ans, selon son témoignage rapporté ce vendredi 13 février par France Info.

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Il n’a fait aucune démarche pour régulariser sa situation, jusqu’à ce qu’il rencontre sa femme française. Après la naissance de son premier enfant en mai 2023, il a décidé de déposer sa première demande de titre de séjour en tant que parent d’enfant français.

Il reçoit une OQTF à la place d’un autre, une erreur incompréhensible

Le mois de novembre de la même année, sa demande est classée sans suite, en raison d’un problème technique. « A priori, il arrive parfois qu’à l’occasion d’une mise à jour, certains dossiers disparaissent ainsi sans qu’ils sachent trop pourquoi », témoigne-t-il.

Souhaitant se rendre à la préfecture personnellement pour déposer son dossier en personne, il a été informé que tout doit se faire en ligne. Ce qu’il a d’ailleurs fait une nouvelle fois. En mars 2024, il reçoit un courriel lui réclamant des pièces supplémentaires.

Trois mois plus tard, et contre toute attente, il reçoit une obligation de quitter le territoire français (OQTF), ce qui l’a poussé à prendre attache avec la préfecture pour exprimer son désarroi.

Finalement, il s’est avéré que cet OQTF était en fait destinée à quelqu’un d’autre, une erreur incompréhensible. « Rien ne collait, ni le nom, ni l’origine, ni l’âge, rien. Et pourtant, ils se sont trompés », dit-il encore.

« Le système ne fonctionne plus, tout simplement »

En juillet 2024, il décide de constituer un autre dossier de demande de titre de séjour, mais quatre mois plus tard, il reçoit à nouveau une demande de pièces supplémentaires. Et depuis, il n’est informé de rien à propos de sa demande de régularisation.

« Je n’ai cessé de les relancer, mais lorsque je reçois des réponses, c’est souvent deux ou trois mois plus tard et à côté de la plaque », ajoute encore le ressortissant algérien. À sa grande surprise, la préfecture lui a même demandé de fournir une carte de séjour, « alors que je fais justement toutes ces démarches pour en obtenir une ».

Pour son avocat, « le système ne fonctionne plus, tout simplement, et c’est assez commun de voir des gens attendre ainsi deux voire trois ans, et encore pour parfois se faire dire que votre demande est clôturée, sans explication ».

L’avocat a saisi la justice pour prouver que l’administration est dans l’illégalité. « Mais les tribunaux sont saturés, car il y a énormément de recours et de personnes dans le même cas », précise-t-il. Encore une fois, cela risque de prendre encore plus de temps.

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