Le gouvernement italien a officiellement adopté le décret autorisant près d’un demi-million de travailleurs étrangers à entrer dans le pays sur la période 2026-2028. Les Algériens sont-ils concernés par ces nouveaux quotas ?
Adopté en conseil des ministres, le décret sur les quotas d’immigration baptisé Decreto Flussi accorde près de 500.000 visas de travail à des travailleurs de pays tiers hors Union européenne pour les trois prochaines années.
Les Algériens sont-ils concernés par les quotas de permis de travail en Italie ?
Pour l’année 2025, un total de 164.850 permis de travail seront disponibles. Ce quota annuel est réparti entre plusieurs secteurs, dont l’agriculture saisonnière, la production, la logistique et les soins à domicile.
Le quota de permis de travail débloqué pour 2026 privilégie en particulier les ressortissants des pays avec lesquels l’Italie a signé des accords bilatéraux de réadmission ou de travail.
Il s’agit, selon le média italien Trieste AllNews du Pakistan, du Bangladesh, de l’Albanie, de l’Algérie, de l’Égypte, de la Gambie, du Ghana, du Mali, du Maroc, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, du Soudan et de la Tunisie.
Les Algériens souhaitant travailler en Italie dans les secteurs ouverts dans le cadre du quota 2026 peuvent donc proposer leurs candidatures auprès des employeurs italiens à la recherche de main-d’œuvre, car ils doivent d’abord décrocher une offre d’emploi en Italie.
Voici la répartition des quotas de permis de travail prévus entre 2026 et 2028
Les candidats doivent soumettre leurs candidatures lors du « click-day » via le portail en ligne ALI. La demande devrait largement dépasser l’offre en quelques minutes, à l’image du quota pour le secteur de la construction en janvier, clôturé en 15 minutes.
À noter qu’un total de 497.550 permis de travail a été approuvé pour les travailleurs non européens entre 2026 et 2028 en vertu du nouveau décret italien sur les flux. En plus des 164.850 permis attribués en 2026, des quotas de 165.850 sont prévus pour 2027 et de 166.850 pour 2028.
Le nombre de places prévus pour les permis saisonniers est fixé à 267.000 sur les trois années. Les secteurs ciblés se concentrent sur l’agriculture et le tourisme, des secteurs fortement tributaires de la main-d’œuvre immigrée.
Les permis non saisonniers s’élèvent à 230.550 sur trois ans et s’adressent aux travailleurs qualifiés des secteurs de la santé, de la construction et des domaines techniques, ainsi qu’aux professionnels indépendants.
