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Malgré son parcours scolaire brillant, une jeune algérienne est privée de titre de séjour et risque de se retrouver sous le coup d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Une mobilisation citoyenne s’opère cependant afin de lui éviter l’expulsion.

Elle s’appelle Imen et elle est entrée en France en 2021, de manière tout à fait légale, avec sa famille. La jeune fille a mené un « parcours scolaire exemplaire » couronné par l’obtention de son baccalauréat avec mention en 2025, rapporte France 3.

Ainsi, après ses années de lycée à Toulouse, Imen décide de poursuivre ses études supérieures en France. Elle se trouve même une alternance pour l’année scolaire 2025-2026 pour obtenir le diplôme d’opticien lunetier.

Elle trouve une alternance mais la préfecture émet une OQTF

Hélas, la jeune algérienne se heurte très vite à la réalité administrative et au durcissement de la politique migratoire de la France. En essuyant un refus de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour (AES – étudiante), elle se retrouve dans l’incapacité de mener à bien son projet. Elle a été donc obligée de se réorienter vers un Parcours Accès Spécifique Santé (PASS) à l’université Paul Sabatier.

Mais en plus du refus de sa demande de titre de séjour, cette jeune algérienne a été notifiée d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Une « mesure injuste », estime le Réseau éducation sans frontières de Toulouse.

Une remarquable mobilisation citoyenne s’est cependant opérée pour permettre à l’étudiante algérienne de rester sur le territoire français. Alors qu’elle a décidé de contester la décision de la préfecture auprès du tribunal administratif, ses anciens profs mais aussi des élus de la région et des citoyens étaient présents sur place et ont montré leurs soutiens.

En attendant le verdict de la Cour qui aura lieu d’ici 15 jours ou trois semaines, les soutiens de la jeune fille comptent rester toujours à ses côtés. « Si l’avis est favorable, c’est une jeune fille qui pourra enfin poursuivre ses études », estime Annie Latapie, membre de RESF 31.

Elle a bénéficié d’un parrainage républicain

Imen a déjà bénéficié d’un parrainage républicain organisé par l’association à la mairie de Ramonville-Saint-Agne avec le soutien de plusieurs élus locaux. C’est Olivier Sillam, son ancien professeur d’Histoire au lycée Berthelot, qui est devenu son parrain en France.

Parrain de la jeune fille mais également de sa famille, cet ancien professeur dénonce « des lois racistes et liberticides qui donnent lieu à des situations absurdes », défendant ainsi le droit de cette étudiante algérienne « de vivre ici et de s’accomplir comme jeune fille » en France.

« J’espère qu’elle va obtenir son visa étudiant et que sa famille va être régularisée », a-t-il ajouté, rappelant que la maman de cette jeune fille, également en situation irrégulière dans l’Hexagone, travaillait pourtant pour l’ambassade de France en Algérie.

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