Arrivée en France en 2019, une famille algérienne s’est vite retrouvée menacée d’expulsion. Un véritable combat a alors été amorcé pour se maintenir dans l’Hexagone.
Il s’agit de la famille Ait Ali, venue en France avec leur deux enfant Salem et Massinissa. Les deux mioches ont toujours été scolarisés en France.
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Suite au dépôt d’une admission exceptionnelle au séjour, cette famille algérienne a reçu un refus en mai dernier. Sa demande de titre de séjour a été rejetée par le préfet.
La préfecture de Seine-Maritime avait souligné que « le couple étant de nationalité algérienne, leur droit au séjour est régi exclusivement par l’accord franco-algérien qui exclut l’admission exceptionnelle au séjour tel que prévue à l’article L. 435-1 du CESEDA ».
Le préfet ne s’est pas contenté de refuser la demande de titre de séjour de cette famille algérienne, il l’a également placée sous OQTF. La famille a déposé un premier recours auprès du tribunal administratif de Rouen puis un deuxième auprès du tribunal administratif de Douai. Les deux requêtes ont été rejetées.
Parrainage républicain
La famille risque donc l’expulsion à tout moment. Mais c’est le sort des deux enfants qui inquiète le plus. Les deux élèves, scolarisés à l’école Claude Monet à Canteleu, semblent cependant avoir échappé à l’expulsion grâce à la procédure du parrainage républicain, fait savoir France 3.
Il s’agit d’une « lueur d’espoir » pour la famille algérienne, indique la même source qui explique que c’est Marceau Privat, l’ancien directeur de l’école Monet, désormais à la retraite, qui a été désigné comme parrain des deux enfants algérienne. La marraine quant à elle est l’une des parents d’élèves de l’école.
L’ancien directeur explique que l’idée de parrainer les deux enfants était déjà actée depuis le mois de juin dernier, mais qu’elle n’avait pas pu se faire, à cause des vacances, jusqu’à samedi dernier, soit le 6 décembre 2025.
« Même la préfecture sait qu’ils ont du soutien »
« On a fait ça de manière très officielle, c’était très émouvant : les parents étaient au bord des larmes », a-t-il confié au média français, assurant qu’il avait fait de son mieux pour garder cette famille algérienne sur le sol français. « J’ai fait ce que je pouvais avec les moyens qui sont les miens mais après on le sait bien c’est politique ».
Le maire de Canteleu, qui rappelle que ce parrainage est porté par le CCAS (Centre communal d’action sociale), assure quant à lui qu’il a déjà contacté la préfecture à propos du cas de cette famille mais que cela n’avait rien arrangé aux choses.
Il regrette de ne pas pouvoir faire plus pour la famille qui « est très bien intégrée dans le tissu associatif et dans la vie locale ». Les Ait Ali bénéficient d’ailleurs d’un large soutien de la communauté locale. Le maire I Garçons souligne que même la préfecture sait qu’ils ont du soutien ».
