À moins d’une dizaine de jours du mois sacré du Ramadan, une créatrice de contenu algérienne, basée à Alger, a déclenché un vif débat sur TikTok.
Dans une vidéo qui a fait le tour du réseau social, avec plus de 4,1 millions de visionnages au compteur en seulement trois jours, elle dévoile le contenu de ses courses pour le mois de jeûne.
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Montant annoncé : plus de 36.000 dinars, soit environ 232 € au taux de change officiel.
Un panier du Ramadan discuté en ligne
La séquence, largement commentée sur TikTok, met en lumière un panier d’achats représentatif des préparatifs de nombreux foyers algériens à l’approche du mois sacré.
Sur la vidéo, la créatrice étale des produits de base incontournables, dont huile, sauce, semoule et farine, mais aussi des ingrédients destinés aux plats et pâtisseries traditionnels du Ramadan.
Fruits séchés, feuilles de brick, pâte à pizza, fonds de tarte sucrés et salés, olives, crème fraîche, café, lait, ainsi qu’une variété de fromages : cheddar, gruyère, camembert, fondu et à tartiner.
Des oléagineux comme les amandes et les pistaches, souvent utilisés dans les desserts, et même dans certains plats, complètent les courses.
Si la vidéo a récolté plus de 71.000 likes, les 5.500 commentaires révèlent des réactions assez contrastées.
« On devrait essayer de consommer moins… »
Certains internautes se sont amusés à deviner le montant total ou approuvent les achats, tandis que d’autres pointent des produits « superflus ».
@serine_doua @CASA.SHOPPING فيديو مشترياتي الرمضانية #fypシ゚viral #algeria
D’autres commentaires, plus critiques, s’interrogent sur l’ampleur des achats : « Les commerces ferment durant le Ramadan ? », « Je préfère prendre ce dont j’ai besoin au jour le jour », « Vous avez dépensé l’équivalent d’un salaire pour vos courses ».
Outre l’aspect financier, ce panier bien garni ravive surtout le débat autour de la dimension spirituelle du Ramadan. Plusieurs internautes rappellent que ce mois est censé être celui de la sobriété, de l’empathie envers les plus démunis.
L’une d’eux écrit : « Pendant le Ramadan, j’applique le jeûne, je ne mange pas beaucoup, je me nourris principalement de spiritualité ! ».
Un autre intervenant estime : « On devrait essayer de consommer moins pendant ce mois », tandis qu’un commentaire résume : « Jeûner le jour pour se gaver le soir, drôle de conception du Ramadan ».
C’est effectivement un paradoxe bien connu de la société algérienne : le Ramadan, mois de jeûne, est aussi une période où les dépenses alimentaires augmentent sensiblement dans de nombreux ménages.
